login
login
Image header Agence Europe
Bulletin Quotidien Europe N° 10375
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/dÉbat

Barnier, cumuler présidence du Conseil européen et de la Commission

Bruxelles, 10/05/2011 (Agence Europe) - Dans son discours remarqué du 9 mai à l'Université Humboldt de Berlin (voir autre nouvelle), le commissaire Michel Barnier (Marché intérieur) a plaidé pour que l'UE, qu'il souhaite être une « Fédération des États nations », se dote d'un « visage et d'une voix forte » qui cumuleraient les fonctions de président stable du Conseil européen et de président de la Commission. Les deux postes, bien distincts, sont actuellement occupés respectivement par Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. « Il faudra un jour un président ou une présidente de l'Union européenne qui cumulera la mission de présider le Conseil européen et la fonction d'animer le collège des commissaires où se forgent utilement, je peux en témoigner, les propositions et les impulsions les plus proches de l'intérêt commun », a affirmé M. Barnier. Cette personnalité présidente de l'UE, qui devrait être proposée par les chefs d'État et de gouvernement, « pourrait être investie par un congrès réunissant le Parlement européen et les représentants des parlements nationaux ». Un jour plus lointain, cette personne forte de l'UE pourrait même être élue directement par le peuple européen, dit-il. « Dans cette nouvelle dynamique, le Parlement européen, élu par ces peuples, verra sa légitimité renforcée », souligne encore M. Barnier. Interrogé mardi 10 mai par la presse quant à savoir si le président Barroso était favorable à l'élection directe d'un président de l'UE qui cumulerait les deux fonctions, le porte-parole de la Commission s'est limité à souligner que M. Barnier s'est exprimé « à titre personnel ».

Défense commune, force européenne de protection civile. M. Barnier a aussi plaidé à Berlin pour la relance de la politique européenne de défense, si nécessaire dans le cadre d'une coopération structurée telle qu'elle est désormais possible avec le Traité de Lisbonne. « Un véritable état-major, une mutualisation systématique des efforts de recherche et de programmation et des capacités, une préférence européenne pour les acquisitions. Tout cela va bien au-delà des coopérations nécessaires mais insuffisantes entre la France et le Royaume-Uni, entre l'Allemagne et la Suède. L'UE doit se doter d'une véritable capacité permanente de planification et de conduite des opérations comme la Pologne et l'Allemagne ou la France l'ont souhaité. Au total, l'enjeu pour l'Europe est d'être prête à assumer de plus en plus sa propre défense collective, mais aussi à devenir un partenaire robuste et crédible des États-Unis », a-t-il dit. Enfin, le commissaire suggère la création d'une « force européenne de protection civile » capable de préparer une réponse européenne aux catastrophes naturelles, industrielles et humanitaires, ainsi que la création d'un « réseau de consulats européens » dans le reste du monde regroupant au moins les pays de l'Espace Schengen désireux de travailler ensemble et d'apporter une aide commune à leurs compatriotes. (H.B.)

Sommaire

AU-DELÀ DE L'INFORMATION
JOURNÉE POLITIQUE
INFORMATIONS GÉNÉRALES