Bruxelles, 10/05/2011 (Agence Europe) - Mardi 10 mai ont été publiées au Journal officiel de l'UE les sanctions que les 27 ont prises la semaine dernière contre le régime syrien en réponse à la répression massive et meurtrière des protestations populaires dans ce pays (EUROPE n° 10373). Concrètement, les « mesures restrictives » comprennent un embargo sur les ventes d'armes et d'équipements pouvant être utilisés à des fins de répression interne, l'interdiction de visa pour treize responsables du régime ainsi que le gel de leurs avoirs. Le président Bachar al-Assad ne fait pas partie des treize personnalités mais plusieurs pays, dont la France et le Royaume-Uni, continuent à faire pression pour que le chef de l'État, en tant que principal responsable des exactions contre son peuple, soit ajouté à la liste très rapidement (EUROPE n° 10374). Les quatre principales personnes sur la liste actuelle sont Maher al-Assad (le frère du président et commandant d'une unité militaire d'élite), Rami Makhlouf (cousin du président et riche homme d'affaires) et Ali Mamlouk. « L'objectif de ces sanctions est d'obtenir que les autorités syriennes changent leur politique sans délai », a commenté Catherine Ashton après l'entrée en vigueur des mesures. Arrêter immédiatement les violences contre les manifestants et introduire rapidement de réelles réformes politiques est le seul moyen d'assurer une paix et une stabilité à long terme pour la Syrie, explique la Haute représentante de l'UE pour les affaires étrangères. « Si tel n'était pas le cas, l'UE envisagerait d'étendre les mesures restrictives (…) y compris au niveau le plus élevé du pouvoir », a ajouté Mme Ashton. La Syrie figurera aussi au centre du Conseil Affaires étrangères de la semaine prochaine (23 mai). (H.B.)