Bruxelles, 10/05/2011 (Agence Europe) - Les ministres de l'Industrie de l'UE et des pays du pourtour méditerranéen se réunissent le 12 mai à Malte, en dépit du contexte régional troublé, pour mettre la dernière main au programme de travail 2011 et 2012 de leur structure conjointe, une émanation du processus de Barcelone.
Un des objectifs de la réunion, à laquelle participera le commissaire Antonio Tajani, et, au nom de la présidence hongroise, le secrétaire d'État aux Affaires économiques extérieures Zsolt Becsey est de faire le point sur la mise en œuvre de la charte de l'entreprise euroméditerranéenne.
M. Tajani devrait y faire un exposé sur l'environnement des entreprises au sud de la Méditerranée et le vice-président de la Banque européenne d'investissement, Philippe de Fontaine Vive, devrait évoquer la promotion des investissements et des partenariats d'entreprises. Deux ministres de l'Industrie, d'Égypte et de Tunisie, sont attendus et devraient y aborder, l'un, des questions d'accès au marché, l'autre, des impératifs de création d'emplois sur la rive sud et des opportunités qui s'offrent de part et d'autre par le biais d'une coopération industrielle qui serait prometteuse. Dans un rapport, la Commission européenne, en l'occurrence la DG entreprise qui pilote l'opération, souligne l'intérêt de renforcer les relations avec les partenaires méditerranéens. « Nous souhaitons exploiter pleinement les possibilités de la Politique européenne de voisinage. À terme, cela pourrait conduire à la création d'un grand marché unique, source d'une situation avantageuse durable pour tous les partenaires impliqués ». La DG indique que « certaines mesures importantes ont déjà été prises pour améliorer les perspectives des entreprises et tirer profit des échanges et de l'apprentissage mutuel. La Charte euro-méditerranéenne pour l'entreprise est clairement un bon exemple à cet égard » dans la mesure où neuf partenaires méditerranéens y ont souscrit. Cette Charte a été adoptée par les ministres de l'Industrie en 2004. Elle est basée sur le modèle de la Charte européenne pour les petites entreprises. « L'amélioration de l'environnement des entreprises et la promotion de l'esprit d'entreprise et des petites et moyennes entreprises posent non seulement des défis à l'Union européenne mais également à nos partenaires du voisinage. Il était opportun de partager nos recettes en matière de prospérité et de création d'emplois », écrit la Commission. (F.B.)