Bruxelles, 18/04/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne doit adopter, mercredi 20 avril, le projet de budget général de l'Union européenne pour l'année 2012. En février dernier, le commissaire européen au Budget, Janusz Lewandowski, avait envoyé une lettre aux responsables des institutions de l'UE appelant à la modération pour le budget 2012.
Certains arbitrages se font encore au sein de la Commission sur certaines rubriques du budget de l'UE. S'agissant des dépenses agricoles, la Commission devrait tabler sur une hausse en 2012 de 3% des crédits du premier pilier de la politique agricole commune (PAC), à savoir les dépenses de marché et les aides directes, à environ 44,2 milliards d'euros en crédits d'engagement (1,3 milliard de plus que dans le budget 2011). L'introduction progressive des aides (+875 millions d'euros) aux nouveaux pays de l'UE explique largement cette hausse. Les 10 pays entrés dans l'UE en 2004 recevront en 2012 80% du taux plein (appliqué aux anciens pays) et la Roumanie et la Bulgarie (qui ont adhéré à l'UE en 2007) auront droit à 50%. Le projet de la Commission devrait laisser une marge de 530 millions d'euros sous le plafond de la rubrique du 1er pilier de la PAC des perspectives financières. Ce qui permettrait d'éviter de recourir au mécanisme de discipline financière. Ce mécanisme qui permet d'ajuster le niveau des aides directes lorsque les prévisions indiquent que le sous-plafond concernant les dépenses de marché et les paiements directs sera dépassé, en tenant compte d'une marge de sécurité de 300 millions d'euros. À noter que ce mécanisme n'a jamais été utilisé mais il faut s'attendre, pour le budget 2013, à une hausse de 900 millions d'euros compte tenu de la montée en puissance des aides directes en faveur des nouveaux pays de l'UE.
S'agissant du deuxième pilier de la PAC (développement rural), la hausse devrait être d'un peu moins de 1,5% en 2012, à environ 14,6 milliards d'euros en crédits d'engagement et 12,7 milliards en crédits de paiement. La hausse est due au fait que les programmes de développement rural sont en vitesse de croisière. (L.C.)