Bruxelles, 18/04/2011 (Agence Europe) - Réunis ce week-end à Washington, les ministres des Finances et les banquiers centraux du G20 ont marqué leur accord sur des lignes directrices indicatives qui permettront d'évaluer la situation macro-économique des pays membres au regard des indicateurs qu'ils ont établis en février dernier (EUROPE n°10360). Ces lignes directrices établissent des valeurs de référence, qui ne constituent pas des cibles, et s'appuient sur quatre approches différentes, l'une structurelle fondée sur la théorie économique et les trois autres de nature statistique. Les trois approches statistiques se basent sur les données de la période 1990-2004 qui précèdent la forte accumulation de déséquilibres extérieurs. Pour les pays, les chiffres estimés de la période 2013-2015 seront comparés aux valeurs suggérées par les lignes directrices. Lorsque deux approches révèlent des déséquilibres « majeurs et persistants », les pays concernés feront l'objet d'une évaluation approfondie impliquant le FMI. D'ici octobre, les grands argentiers établiront les mesures préventives et correctives des déséquilibres macro-économiques qui constitueront un plan d'action 2011 pour une croissance équilibrée qu'adoptera le Sommet du G20, à Cannes en novembre.
Matières premières. Sur la question de la volatilité des marchés de produits financiers dérivés de matières premières, le G20 'Finances' souligne l'importance d'une régulation et d'une supervision appropriées. Favorable à plus de transparence, il invite l'Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV), qui regroupe les principaux gendarmes boursiers, à faire des propositions pour lutter contre les manipulations et les abus de marché, parmi lesquelles l'« établissement de limites de positions ex ante ». (M.B.)