Bruxelles, 14/03/2011 (Agence Europe) - La solidarité européenne est à l'œuvre pour aider les autorités japonaises à faire face aux conséquences du tremblement de terre et du tsunami sans précédent qui ont dévasté le nord-est du pays vendredi 11 mars, avec un bilan provisoire de plusieurs milliers de morts, des villages entiers rayés de la carte et une menace d'accident nucléaire majeur à la clé (voir autre nouvelle). Mais, pour l'heure, et alors qu'une nouvelle réplique a secoué l'archipel, lundi, le Japon doit encore déterminer quelle forme le concours de l'UE peut revêtir.
Sans attendre que les autorités nippones sollicitent formellement l'aide des Européens, le mécanisme de protection civile de l'UE a été activé dès vendredi soir par la présidence hongroise, et le centre d'information et de suivi (MIC) de la Commission européenne s'est aussitôt attelé à coordonner les offres d'assistance affluant de toutes parts, à la demande de Kristalina Georgieva, commissaire européenne à l'Action internationale, l'Aide humanitaire et la Réponse aux crises. « Le système de protection civile est pleinement mobilisé pour aider le Japon à surmonter cette immense tragédie », assure la commissaire.
Vingt pays (sur les trente et un que rassemble le réseau de protection civile de l'UE) ont d'ores et déjà offert leur aide en experts et en matériel de secours. Dix-huit États membres (Allemagne, Autriche, Belgique, Bulgarie, Danemark, Slovaquie, Espagne, Finlande, France, Hongrie, Italie, Luxembourg, Pays- Bas, Pologne, République tchèque, Roumanie, Royaume-Uni, Suède) et deux pays européens tiers (Islande et Norvège) ont aussitôt proposé des tablettes de purification de l'eau, des hôpitaux de campagne, des postes médicaux avancés, des abris temporaires. Des équipes de première urgence composées d'experts médicaux, d'experts en logistique, en sauvetage et en décontamination sont en outre prêtes à partir si besoin en est.
Les autorités nippones, reconnaissantes, ont toutefois fait savoir qu'à ce stade, elles n'avaient pas besoin d'équipes pour effectuer les recherches dans les décombres et procéder au sauvetage d'éventuels survivants, mais qu'elles évalueront leurs besoins en tablettes de purification, en équipes médicales et en experts d'autres spécialités. La difficulté d'accéder en toute sécurité aux zones dévastées explique qu'il faille attendre pour déployer l'aide disponible. Un expert en protection civile du MIC, parti dans la nuit de dimanche au Japon pour prêter main forte à la délégation de l'UE à Tokyo et préparer le déploiement éventuel d'une équipe de coordination et d'évaluation des besoins, est donc actuellement en stand by.
À Bruxelles, la Commission européenne est en contact permanent avec la mission du Japon auprès de l'UE.
ECHO, le service d'aide humanitaire et de protection civile de la Commission suit la situation de près via le MIC et ses propres bureaux à Bangkok, Djakarta et Manille. Un expert ECHO est près à rejoindre la mission des Nations Unies pour l'évaluation et la coordination en cas de catastrophe si l'OCHA en fait la demande. Des discussions et des efforts de coordination sont en cours pour tenter d'identifier comment procéder au mieux. (A.N.)