Bruxelles, 14/03/2011 (Agence Europe) - En visite à Kuala Lumpur, première étape de sa tournée dans le Pacifique, Karel De Gucht a défendu, lundi 14 mars, les gains potentiels d'un accord bilatéral de libre-échange entre l'UE et la Malaisie, en pourparlers depuis octobre.
Pour le commissaire au Commerce, il ne fait aucun doute, l'UE et la Malaisie, son deuxième partenaire commercial au sein du bloc du sud-est asiatique (ASEAN), ont tout à gagner d'un renforcement de leurs relations économiques via à un pacte commercial bilatéral, qui ouvrira les marchés des biens et services. « Chacune des parties économisera des droits de douane. L'accord offrira de nouvelles opportunités d'échanges entre l'UE et la Malaisie. Nous voulons en outre accroître les flux d'investissement entre nous. Avec plus de 30 milliards d'euros de stock d'investissements directs en Malaisie, l'UE y est un des plus grands investisseurs. Il y a un potentiel pour accroître l'investissement dans l'industrie, mais aussi dans les services, en particulier en raison du souhait de la Malaisie de devenir une plateforme régionale pour les TIC, la finance et les services logistiques », a expliqué M. De Gucht lundi, lors d'un séminaire à Kuala Lumpur, où il devait rencontrer le Premier ministre malais Najib Razak et son ministre du Commerce, Mustapha Mohamed, pour évaluer les progrès des négociations pour un accord bilatéral de libre-échange.
Le commissaire a rappelé que l'économie malaise pourrait, selon des études, bénéficier, grâce à ce pacte, d'une hausse de son PIB de l'ordre de 7,5%, contribuant ainsi au processus de réforme dans les pays. L'accord a pour objectif de faciliter le transit douanier, en veillant à ce que les règles sur des normes techniques et sanitaires n'agissent pas comme des entraves aux échanges commerciaux.
Enfin, l'accord vise à rendre le cadre politique plus transparent et plus prévisible pour le commerce entre le pays du sud-est asiatique et son troisième partenaire commercial après Singapour et la Chine, a fait valoir M. De Gucht. « En prenant des engagements communs dans les domaines qui affectent nos échanges, comme les droits de propriété intellectuelle, les marchés publics ou la concurrence, nous aiderons les entreprises à opérer librement et de manière équitable sur le marché », a-t-il insisté. (E.H.)