Les entreprises européennes confiantes pour l'avenir. La société de conseil Alma Consulting Group a publié la sixième édition du Baromètre du Financement de l'Innovation qui donne une vue d'ensemble des dépenses en recherche et développement d'un échantillon d'entreprises, de tailles différentes, mais qui réalisent toutes des opérations de R&D et interviennent dans tous les secteurs d'activités. Pour la première fois, l'étude se concentre sur l'Europe, avec plus d'un millier d'entreprises françaises, britanniques, allemandes, espagnoles et portugaises contactées. Elles ont été interrogées sur leurs financements en matière de R&D et sur les aides dont elles disposent. Voici les conclusions de l'étude: - la crise a un impact certain sur l'innovation: près de 64% des entreprises déclarent que le ralentissement de l'activité économique a eu un impact moyen ou élevé sur leurs activités d'innovation. Seules 10% estiment qu'elle n'a eu aucun impact. - La grande majorité des sociétés (79%) démontrent un réel optimisme dans l'avenir et se montrent confiantes dans leurs innovations qui seront le gage de leur compétitivité future. Loin d'improviser, la plupart d'entre elles (77%) se dotent pour ce faire d'une stratégie de R&D clairement établie. - Les trois priorités stratégiques les plus souvent citées par les entreprises pour sortir de la crise sont l'innovation, pour disposer d'avantages concurrentiels forts (69%), le développement à l'international (39%) et la réduction des coûts (36%). - Pour garder un bon niveau de compétitivité malgré la crise actuelle, une très grande majorité d'entreprises (91%) maintiennent ou augmentent leurs efforts en R&D, 44% ont augmenté leurs effectifs en R&D, et près de 50% ont augmenté leurs budgets en R&D. - Le crédit d'impôt recherche (CIR) pour soutenir les efforts de R&D a eu un impact positif et mesurable sur le maintien de l'emploi pour 55% des entreprises alors que pour 45% d'entre elles, il a eu un effet sur l'augmentation des embauches en R&D. Près de trois quarts des entreprises considèrent désormais cet instrument incontournable pour le financement de leur politique en matière de R&D. - Concernant les instruments de financement utilisés, les dispositifs nationaux sont plébiscités et représentent 94% des financements obtenus alors que les fonds européens ne représentent que trois financements sur dix. (I.L.)