Bruxelles, 25/02/2011 (Agence Europe) - À la veille de l'adoption par la Commission européenne de sa feuille de route pour un système énergétique à faible teneur en carbone d'ici 2050, le Comité économique et social européen a adopté la semaine dernière en réunion plénière l'avis de l'Italien Antonello Pezzini (groupe des employeurs), qui propose des pistes pour réduire de 80% les émissions de carbone d'ici le milieu du siècle. « L'UE doit savoir clairement quels objectifs poursuivre et quels instruments utiliser pour réussir sa politique énergétique. Elle doit engager les pays, les régions, l'industrie et les autres parties prenantes à assumer leurs responsabilités et à vérifier leurs résultats », insiste le rapporteur. Le CESE estime que plus de la moitié des réductions proviendront des mesures d'efficacité énergétique, surtout dans la construction et les transports. Il mise sur d'importants progrès technologiques qui ouvriront la voie à un usage étendu des véhicules électriques ou fonctionnant à l'hydrogène, et à une moindre dépendance vis-à-vis des énergies fossiles pour le chauffage et la production d'électricité. Selon M. Pezzini, les usines nucléaires doivent être modernisées pour être plus efficaces, la part des renouvelables dans la production d'électricité doit s'accroître, et le lancement de projets pilotes, en particulier dans le domaine des technologies de captage et de stockage du CO2, doit être favorisé. Le CESE insiste aussi sur la poursuite de la recherche dans le domaine de la technologie de la fusion nucléaire, qui, quoiqu'encore expérimental, « offre une perspective énergétique à long terme sûre, à impact bénin pour l'environnement qui peut répondre aux besoins en énergie d'une population mondiale croissante ». Enfin, le CESE rappelle qu'il défend un objectif ambitieux de 25% de réduction des émissions d'ici 2020. (E.H.)