Bruxelles, 21/02/2011 (Agence Europe) - Selon le neuvième rapport européen d'évaluation comparative publié par la Commission européenne lundi 21 février, les Européens sont de plus en plus nombreux à bénéficier de services publics en ligne. La mise en ligne des services publics est l'un des objectifs de la stratégie numérique pour l'Europe. Une formule qui permet de diminuer les coûts encourus par les pouvoirs publics et d'alléger les contraintes administratives qui pèsent sur les entreprises et les citoyens. Dans le cadre de cette stratégie, l'Union européenne entend faire en sorte que, à l'horizon 2015, un particulier sur deux et quatre entreprises sur cinq utilisent des services d'administration en ligne. «Je suis heureuse de constater qu'un nombre croissant de citoyens de l'UE peut dorénavant bénéficier de services publics en ligne pour effectuer des démarches importantes, telles que chercher un emploi, remplir une déclaration fiscale ou enregistrer une nouvelle entreprise », a déclaré Neelie Kroes, commissaire responsable de l'agenda numérique.
En Europe, la disponibilité en ligne d'un panier de 20 services publics de base (tels que l'immatriculation d'un véhicule, la présentation d'une déclaration fiscale ou encore l'enregistrement d'une nouvelle entreprise) a atteint 82 % en 2010, ce qui constitue un progrès considérable par rapport à 2009, où elle n'était que de 69 %. Les États membres les plus performants sont l'Autriche, l'Irlande, l'Italie, Malte, le Portugal et la Suède, où tous les services de base inclus dans le panier sont entièrement disponibles en ligne. La Bulgarie, l'Italie et la Lettonie ont accompli de grands progrès dans ce domaine au cours des douze derniers mois. Bien que les administrations nationales publiques européennes soient sur la bonne voie, des progrès peuvent encore être réalisés en ce qui concerne l'adoption de la passation électronique des marchés publics: bien que celle-ci fasse désormais partie des pratiques de 70% des administrations en Europe, son faible taux d'utilisation général (elle ne représente, selon les estimations les plus optimistes, que 5% de l'ensemble des marchés) ne permet pas encore de bénéficier d'avantages majeurs. Les services aux entreprises sont, d'autre part, à un stade plus avancé que les services aux particuliers. Le rapport montre encore qu'en ce qui concerne les services fournis principalement à l'échelon local, les municipalités plus petites offrent deux fois moins de services en ligne que les municipalités plus grandes. Les conclusions fournissent des informations utiles sur les objectifs du plan d'action pour l'administration en ligne lancé par la Commission en décembre 2010, qui prévoit de travailler avec les pouvoirs publics des États membres afin d'élargir et d'améliorer leur offre de services en ligne (EUROPE n° 10278). (I.L.)