Bruxelles, 27/01/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne et le Conseil de l'Europe célèbrent ce vendredi 28 janvier le 30ème anniversaire de la « Journée de la Protection des données ». À cette occasion, des centaines de participants, parmi lesquels des représentants de la Commission européenne, de la présidence hongroise et du Conseil de l'Europe, ainsi que des juristes, des représentants d'ONG et des représentants du monde de l'industrie, se réunissent à Bruxelles pour discuter de la question délicate de l'équilibre à trouver pour à la fois assurer la liberté d'accès à l'information et la protection de la vie privée des citoyens à l'ère d'Internet. Ils évoqueront également la modernisation des règles européennes et internationales sur la protection des données, notamment la « Convention 108 », pierre angulaire de la vie privée et de la protection des données personnelles en Europe. Ouverte à la signature le 28 janvier 1981, elle a depuis été ratifiée par 43 États membres du Conseil de l'Europe et est ouverte à la signature de n'importe quel pays dans le monde.
La Commission européenne a lancé une consultation publique fin 2010 car elle souhaite modifier la législation européenne sur la protection des données personnelles pour l'adapter aux nouvelles technologies. L'objectif est de présenter en 2011 une proposition de législation afin de réviser la directive de 1995 relative à la protection des données (EUROPE n° 10250). L'autorité allemande chargée de la protection des données, la Bundesbeauftragte für den Datenschutz und die Informationsfreiheit, a publié le 24 janvier dernier, son avis sur la question. Selon elle, les réglementations nationales ne sont plus suffisantes pour garantir la protection des données et il faut un cadre global européen, que toutes les compagnies Internet actives sur le territoire de l'Union européenne doivent respecter. En particulier, l'Allemagne demande une protection juridique renforcée et une protection contre le profilage sur Internet. La consolidation des données provenant de différentes sources ne devraient être autorisées que dans des cas exceptionnels et selon de strictes conditions, a-t-elle ajouté. (I.L.)