Bruxelles, 27/01/2011 (Agence Europe) - Les maires et les présidents de régions ont demandé avec insistance aux législateurs de simplifier les règles qui sont destinées à fournir des infrastructures et des services publics transfrontières aux citoyens. Lors de la session plénière du Comité des Régions (CdR) de jeudi 27 janvier, ils ont défini les outils pour améliorer le cadre juridique clé, à savoir le GECT (Groupement européen de coopération territoriale). Ils ont également lancé la plateforme pour les autorités publiques afin de permettre une meilleure coordination entre les différentes législations nationales, qui ne sont pas nécessairement compatibles.
La coopération directe entre les régions et villes apporte des avantages certains pour les citoyens, comme par exemple la possibilité d'être approvisionné en eau, gaz, électricité et autres services dans les régions frontalières. Le Groupement européen de coopération territoriale, qui a été créé en 2006 après un lobbying intensif du Comité, est un outil qui permet de réduire les charges administratives de ces projets transfrontaliers, a rappelé la présidente du Comité des Régions (CdR), Mercedes Bresso, à l'occasion d'une conférence de presse conjointe avec le rapporteur, Alberto Nuñez Feijóo (PPE, espagnol).
Mercedes Bresso a noté deux questions difficiles à gérer pour un GECT: celle de la mobilité des travailleurs d'un côté à l'autre d'une frontière. « Il est difficile d'avoir du personnel transfrontalier, les lois dont dépendent les travailleurs n'étant pas forcément les mêmes ». Et celle de la gestion des pensions, qui est extrêmement compliquée. « Avec le GECT, nous ne voulons pas créer des problèmes étatiques ni prendre des compétences nationales », a commenté la présidente qui a insisté sur « l'obligation du critère de multi-nationalité » du GECT. Mercedes Bresso a également annoncé qu'avant le 1er août la Commission sortira son rapport sur le GECT, raison pour laquelle le CdR a été invité maintenant à donner son avis, a-t-elle conclu. (G.B.)