Bruxelles, 27/01/2011 (Agence Europe) - Le Conseil Affaires étrangères de lundi 31 janvier devrait donner le feu vert à la réintroduction de l'interdiction d'accorder des visas européens aux dirigeants du Bélarus ainsi qu'à certaines personnes très proches du régime. La liste étendue, qui sera publiée au Journal officiel de l'UE, inclura les noms de plus d'une centaine de personnes les plus impliquées dans la falsification des votes et la répression de l'opposition après les élections présidentielles du 19 décembre. Le Conseil poursuivra aussi le débat sur les mesures plus ciblées à l'encontre du régime, notamment le gel d'avoirs ou certaines sanctions économiques. Le Parlement européen songe aussi à envoyer un signal clair aux autorités du Bélarus en envisageant la suspension de la participation de la délégation bélarusse à l'assemblée parlementaire EURONEST (Assemblée parlementaire du Partenariat oriental). La suspension, qui pourrait être décidée, faute d'une amélioration considérable de la situation dans le pays, pourrait être activée dès la première session de l'assemblée qui devrait être convoquée au printemps. Dans la mesure où le PE ne reconnaît pas la légalité du scrutin, il est impensable de mettre les autorités bélarusses sur le même pied d'égalité que les membres des assemblées parlementaires démocratiquement élues dans les 5 autres pays participants au projet (Ukraine, Moldova, Arménie, Azerbaïdjan, Géorgie) estiment certains diplomates européens. La Lituanie, dans le cadre de la présidence de l'OSCE qu'elle exerce actuellement, ainsi que la Pologne préparent en même temps des conférences des donateurs en faveur de la société civile bélarusse et des personnes qui ont fait l'objet de la répression. La première aura lieu à Varsovie le 2 février, avec pour objectif l'élaboration des mécanismes de soutien de la société civile. La deuxième conférence aura lieu à Vilnius, les 3 et 4 février. (A.By.)