Bruxelles, 26/01/2011 (Agence Europe) - « Je m'en vais », c'est en résumé la teneur de la lettre adressée le 26 janvier aux États membres de l'UpM (Union pour la Méditerranée) par le secrétaire général Ahmad Massa'deh qui jette les armes un an après sa nomination à ce poste. L'année a été passée à mettre sur les rails la structure, son personnel et ses hauts cadres et à construire un budget raboté de moitié par rapport à la proposition initiale et un programme de travail jugé par les pays membres trop ambitieux et irréaliste.
Dans sa lettre, l'ancien ambassadeur jordanien à Bruxelles estime qu'il a fait du bon travail. « Je suis fier qu'après une année de travail intense plusieurs étapes ont été franchies. En dépit des circonstances difficiles (..) nous avons été capables de finaliser la mise en place de l'institution » et à la rendre « visible » et prête à fonctionner. « Je vous laisse un secrétariat général en ordre de marche ». Il estime toutefois que la nature de son mandat a été modifiée depuis le sommet fondateur (Paris, juillet 2008). « Pour toutes ces raisons, je soumets ma démission » qui sera effective le 28 février prochain.
Cette défection est enregistrée, alors que l'UpM, malgré toutes les réserves émises dès le départ par plusieurs États membres, sur le fond comme sur la forme et sur la manière dont a été gérée sa structure centrale basée à Barcelone, a fini par être admise non pas comme un projet global mais comme une instance de coordination de projets. Les hauts fonctionnaires, dont la prochaine réunion devrait lieu le 7 février à Bruxelles, devront évaluer la situation et savoir notamment si la Jordanie a l'intention de proposer un remplaçant ou si un autre pays pourrait présenter un candidat acceptable. (F.B.)