Bruxelles, 26/01/2011 (Agence Europe) - La Commission européenne a reconnu à demi-mot, mercredi 26 janvier, que la présentation par les leaders européens d'un paquet exhaustif de mesures visant à sortir l'Union européenne de la crise économique et financière était plutôt à attendre lors du Conseil européen de mars. « Le Conseil européen de février pourrait constituer une étape dans la préparation des conditions menant à une réponse globale à la crise », a déclaré la porte-parole de la Commission, satisfaite que l'institution européenne contribue « de manière significative » aux travaux en cours. M. Barroso a demandé mi-janvier que des décisions soient prises dès le Conseil européen de février concernant l'accroissement de la force de frappe et des compétences de la Facilité « EFSF » (EUROPE n° 10292). Créé en mai 2010 pour garantir la stabilité de l'Eurozone, cet instrument intergouvernemental a effectué mardi une première levée de fonds probante de cinq milliards d'euros (EUROPE n° 10301).
Mardi soir, la chancelière allemande Angela Merkel a reçu M. Barroso à l'occasion d'un dîner de travail. Un communiqué sur la teneur des discussions, publié par les autorités allemandes à l'issue de cette entrevue, évoque trois piliers de cette réponse exhaustive à la crise sur laquelle les Européens planchent: la consolidation budgétaire, la réforme de la gouvernance économique et les mesures visant à améliorer la compétitivité économique. La réflexion entourant la possible évolution de l'EFSF est passée sous silence, comme celle sur la création du Mécanisme européen de stabilité devant remplacer l'EFSF mi-2013.
La visite éclair de M. Barroso a coïncidé avec celle du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn qui a rencontré le même jour à Berlin des députés allemands du parti libéral FDP. Au pouvoir avec le parti chrétien-démocrate, ce parti demeure hostile à l'augmentation de la capacité d'emprunt de la Facilité « EFSF ». « Discuter aujourd'hui de l'expansion du fonds de sauvetage, alors que seulement 10% des montants ont été utilisés, n'est pas convaincant », a indiqué son chef de file, l'actuel ministre des Affaires étrangères Guido Westerwelle, rapporte l'agence Reuters. (M.B.)