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Bulletin Quotidien Europe N° 10302
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/conseil europÉen

Van Rompuy sur les défis à venir

Bruxelles, 26/01/2011 (Agence Europe) - S'exprimant mardi 25 janvier devant le corps diplomatique belge, le président du Conseil européen a fait valoir qu'en dépit de la vitesse époustouflante des changements survenus dans le monde au cours de ces dernières années, l'Europe a prouvé, bien qu'on la dise souvent en déclin, « avoir un instinct de survie impressionnant ». Et Herman Van Rompuy de citer des réussites telles que les élargissements successifs et la monnaie unique. Toutefois, a-t-il tempéré, une certaine « ambiance d'angoisse » est perceptible, « trop de changements apportant la crainte de nouveaux changements ». Pour contrer cette angoisse, une protection sociale efficace, la promotion de l'éducation, le développement de la vie associative et l'exploitation du capital familial sont indispensables, a en substance estimé M. Van Rompuy. D'autant que « des changements plus profonds » sont à attendre, notamment sur le plan économique.

La croissance des pays émergents est susceptible d'entraîner des pénuries en matières premières et alimentaires. Les hausses de prix et une baisse de la disponibilité de certaines matières premières déjà constatées en constituent des signes avant-coureurs. Face à ces menaces nouvelles, non seulement les Vingt-sept doivent agir ensemble, mais il faut une coopération mondiale pour développer des réponses à ces pénuries ; à cet égard, « le G20 est le forum idéal pour la coordination mondiale de la politique économique (…) et il doit devenir un 'processus continu' », a poursuivi le président du Conseil européen.

Selon lui, la plus grande menace n'est pas la mondialisation en tant que telle: « Le plus grand défi est de maintenir un vrai libre-échange et des taux de change qui représentent les éléments fondamentaux de l'économie ». Et d'ajouter que la balance des paiements de la zone euro est en équilibre et qu'elle « ne constitue donc aucun danger pour l'économie mondiale ».

Passant au chapitre énergétique, Herman Van Rompuy a rappelé que le prochain Conseil européen (4 février) se pencherait en premier lieu sur la question de la sécurité d'approvisionnement de l'UE. Il a notamment fait valoir qu'il fallait établir un vrai marché intérieur de l'énergie, favoriser une plus grande interconnexion et « désenclaver les îlots énergétiques ». Enfin, concernant les problèmes climatiques, le président du Conseil européen a estimé que les plus grands pollueurs doivent faire les plus grands pas. Et de rappeler que l'UE l'avait fait à Copenhague. Quoi qu'il en soit, a-t-il conclu en substance, il faut que les autres grands pollueurs adoptent des réductions des émissions comparables à celles préconisées par l'UE. (O.L.)

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