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Bulletin Quotidien Europe N° 10298
INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/grÈce

La Commission juge absurde une restructuration de la dette

Bruxelles, 20/01/2011 (Agence Europe) - L'hypothèse d'une restructuration de la dette grecque a été jugée « absurde », jeudi 20 janvier, par le porte-parole du commissaire aux Affaires économiques et monétaires Olli Rehn. Le quotidien allemand Die Zeit affirme que des discussions sont en cours afin d'envisager la possibilité que la Facilité EFSF, créée en mai 2010 pour garantir la stabilité de la zone euro, rachète à moindre coût sur les marchés des titres de dette grecque qu'elle revendrait ensuite à Athènes, celle-ci bénéficiant d'un soutien financier ad hoc de l'EFSF. Une opération qui équivaudrait à une restructuration de la dette grecque. Les détenteurs de bons grecs devraient alors choisir entre accepter les titres ayant subi une décote ou conserver leurs bons initiaux dans l'espoir d'un remboursement selon les termes du contrat.

« La position du FMI, de la Commission européenne et de la BCE est que la Grèce n'a pas besoin d'une restructuration de sa dette et que les marchés surestiment ce risque », a confirmé le directeur exécutif de l'EFSF Klaus Regling, à la radio allemande. La veille, M. Rehn avait estimé à la télévision finlandaise qu'une restructuration de dettes des pays de la zone euro en difficulté causerait « une importante réaction en chaîne en polluant la dette publique des autres pays de la zone euro » et minerait la confiance des marchés.

« La Commission européenne est confiante dans le fait que les décisions prises par l'Eurogroupe, le programme d'ajustement économique négocié avec l'UE, le FMI et la Grèce ainsi que, nous l'espérons, l'extension de la période de remboursement des prêts qui est en préparation » permettront à Athènes de se refinancer sur les marchés après 2013, a indiqué le porte-parole d'Olli Rehn.

Taux d'intérêt. Deux eurodéputés verts, l'Allemand Sven Giegold et le Grec Michail Tremopoulos, demandent par ailleurs que le taux d'intérêt payé par la Grèce pour les prêts octroyés soit « au moins réduit aux coûts d'emprunt des États membres qui financent ». « Il n'est pas acceptable et il est contraire aux valeurs européennes de solidarité que l'Allemagne, la France et d'autres pays membres de l'Eurogroupe essaient de faire du profit en prêtant à l'État grec en difficulté », déclarent-ils dans un communiqué. Selon eux, au lieu de mesures additionnelles d'austérité, la Grèce a besoin d'un « green new deal » pour accroître les investissements dans une croissance durable, de coupes profondes dans son budget militaire et d'une lutte accrue contre l'évasion fiscale. Mercredi, Athènes a reçu une nouvelle tranche d'aide (6,5 milliards d'euros). (M.B.)

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