Bruxelles, 12/01/2011 (Agence Europe) - Dans une lettre au ministre français de l'Agriculture Bruno Le Maire, les eurodéputés français du PPE Sophie Auconie, Alain Cadec, Maurice Ponga et Marie-Thérèse Sanchez-Schmid font part de leurs premières remarques sur le 5ème rapport sur la politique de cohésion (EUROPE n° 10254) qui se résument comme suit:
Pas de remise en question de la politique de cohésion. « Il est essentiel que, dans les négociations à venir, la pertinence de la politique de cohésion ne soit pas remise en question et que les moyens alloués soient à la hauteur des défis à relever.
La politique de cohésion est une politique d'investissement pour le développement harmonieux des régions de l'UE. En créant une catégorie intermédiaire pour les régions entre 75% et 90% du PIB communautaire, comme le propose la Commission européenne, cette politique, en plus d'être solidaire, deviendrait plus équitable. Huit régions françaises en difficulté pourraient être concernées, et bénéficier de 3 milliards d'euros supplémentaires par rapport à la période actuelle.
Cette solidarité et cette équité peuvent se faire sans préjudice pour les dépenses publiques, puisque la sortie de l'objectif 'convergence' de plusieurs régions européennes permettra des économies évaluées à 43 milliards d'euros ».
Réserves sur la proposition de conditionnalité macro-économique, en ce qui concerne l'allocation des fonds. Pour les députés, « cette mesure risque d'être contre-productive en handicapant les bénéficiaires ». D'où l'importance de « conserver une approche transversale, intégrée et territoriale pour répondre aux défis complexes auxquels doivent faire face l'ensemble des régions européennes ».
Requêtes. Les députés demandent « la mise en œuvre d'un contrat de confiance entre la Commission et la France afin de supprimer les contrôles superflus » ainsi qu' « une augmentation significative du budget alloué à l'objectif 'coopération territoriale' afin d'encourager le développement de ce laboratoire expérimental d'une intégration européenne, citoyenne, vivante et concrète ».
En conclusion, les députés affirment que « si la France parvient à défendre une politique agricole commune forte et durable, et une politique régionale solidaire, ambitieuse et équitable, elle prolongera l'idéal communautaire dont elle est l'héritière, et répondra aux attentes de ses citoyens et des citoyens européens ». (G.B.)