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Bulletin Quotidien Europe N° 10292
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/dÉchets

Bientôt un courrier pour exiger un plan de gestion en Campanie

Bruxelles, 12/01/2011 (Agence Europe) - Les autorités italiennes vont recevoir incessamment une lettre de la Commission européenne les mettant en demeure de lui notifier dans les meilleurs délais un plan de gestion des déchets qui continuent de s'amonceler en Campanie. Joe Hennon, porte-parole du commissaire à l'Environnement Janez Potoènik, l'a confirmé mercredi à EUROPE, précisant que cette lettre « sera remise en mains propres, dans les prochains jours, à l'ambassadeur italien » au sein du Coreper.

L'analyse du rapport des experts dépêchés sur place à la fin novembre pour évaluer cette deuxième crise des ordures (EUROPE n° 10265) ne laisse aucun doute: les mesures requises pour exécuter l'arrêt de la Cour de justice de mars 2010 qui avait condamné l'Italie pour non-respect de la directive européenne relative à la gestion des déchets (directive 2006/12/CE, affaire C-297/08) ne sont toujours pas en place et la situation est inacceptable. Et la menace d'une deuxième saisine de la Cour de justice, brandie le 26 novembre par le commissaire n'a rien changé. Janez Potoènik pourrait se rendre en Campanie en février ou mars.

« La lettre résumera cette évaluation et précisera que nous voulons rapidement un plan crédible pour savoir comment les autorités comptent gérer les déchets produits au jour le jour, et les arriérés: les 18 millions de tonnes entreposées dans des sites de stockage et qui peuvent être expédiées ailleurs pour traitement, comme certaines régions l'ont proposé. Nous voulons un résumé des actions que les autorités planifient. Nous voulons une réaction rapide», martèle le porte-parole.

Le plan de gestion qu'attend la Commission européenne doit être détaillé et complet, car, à ce jour, elle ne dispose de rien de plus que d'éléments de plan fournis en octobre dernier. Son évaluation se fera avec l'aide d'un consultant externe, et prendra quelques semaines.

Le courrier aux autorités italiennes « ne comportera pas de date butoir pour le moment. Mais nous pensons que la situation est urgente car il n'y a pas de progrès depuis trois ans », précise Joe Hennon. (A.N.)

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