Bruxelles, 11/01/2011 (Agence Europe) - Au terme d'une action coordonnée avec le Bureau européen de lutte anti-fraude (OLAF), la police et les autorités douanières polonaises ont intercepté six conteneurs remplis de 144 tonnes d'ail frais en provenance de Chine, transportées illégalement et déclarées comme 'oignons'. Cette opération a permis d'éviter une perte de 180.000 euros qu'aurait subie le budget européen au titre des contributions douanières non payées. En revanche, l'impact total du trafic illégal d'ail déclaré sous forme d'oignons s'élève à plus d'un million d'euros, selon la Commission européenne. L'interception des deux premiers conteneurs, le 15 décembre dernier, est le résultat « d'une initiative minutieusement préparée » par l'OLAF en coopération avec la police polonaise de Lublin et les autorités douanières polonaises, a précisé, lundi 10 janvier, le directeur du département « enquêtes et opérations » de l'OLAF, Ian Walton. L'approfondissement de l'enquête et l'échange d'informations entre les autorités néerlandaises et polonaises ont ensuite abouti à l'interception de quatre autres conteneurs le 5 janvier, a-t-il précisé. Chacun des six conteneurs contenait 24 tonnes d'ail. Ils étaient transportés par voie maritime de la Chine via le port de Rotterdam, où la cargaison devait être déclarée et rechargée sur un autre type de bateau, à destination de la Pologne. Contrairement aux oignons, les importations d'ail frais en provenance de Chine sont soumises à une taxe ad valorem de 9,6% (applicable aussi aux oignons) et à une taxe supplémentaire de 1.200 euros par tonne (poids net). Seules 58.870 tonnes (dont 33.700 tonnes pour la Chine) sont exemptées de ces deux taxes, dans le cadre d'un quota à l'importation au niveau mondial. La Chine possède une capacité de production d'ail très importante, combinée à des coûts de production bas. Il est donc évident, selon OLAF, que la tentative d'échapper à l'imposition supplémentaire portant sur les importations d'ail frais devient intéressante pour les trafiquants. Le bureau a ouvert son enquête en décembre. (A.By.)