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Bulletin Quotidien Europe N° 10291
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/haÏti

Reconstruire Haïti demeure une priorité pour l'UE

Bruxelles, 11/01/2011 (Agence Europe) - Bien triste anniversaire que celui du tremblement de terre en Haïti, célébré mercredi 12 janvier. Un an jour pour jour après cette catastrophe qui a frappé plus d'un million de personnes, Haïti compte toujours 800 000 sans abris, et les travaux de reconstruction sont dans l'impasse. Une occasion toutefois pour l'UE, premier donateur pour ce pays avec une aide qui a atteint 120 millions d'euros à la fin de 2010, de réaffirmer sa détermination à poursuivre son assistance. « Un an après le terrible tremblement de terre qui a frappé Haïti et touché plus d'un million de personnes, nous souhaitons réaffirmer qu'aider le pays à se redresser reste une priorité pour l'UE. Nous sommes résolument aux côtés d'Haïti et nous continuerons de tout mettre en œuvre sur le long terme pour faire progresser la reconstruction du pays et aider sa population à bâtir un avenir meilleur », affirment, dans une déclaration conjointe, Catherine Ashton, la Haute représentante pour les Affaires étrangères et la sécurité de l'UE, Andris Piebalgs, commissaire au Développement et Kristalina Georgieva, commissaire à l'Aide humanitaire.

Mais les signataires sont « extrêmement préoccupés par la situation politique et l'instabilité actuelle qui empêchent l'aide humanitaire de l'UE d'atteindre les personnes dans le besoin et compliquent le processus de reconstruction ». Aussi appellent-ils les autorités haïtiennes à « assurer les conditions nécessaires au déroulement d'élections libres et transparentes » et « exhortent la population à participer de manière pacifique au second tour du scrutin » des élections présidentielles qui a été reporté.

À la presse, Andris Piebalgs a assuré mardi que « l'Europe veut respecter ses promesses et faire le maximum possible pour la reconstruction ». Malgré la complexité des contraintes pesant sur la période post-tremblement de terre, la première année d'aide a permis des résultats, a souligné le commissaire, ajoutant « un an c'est peu en termes de développement ». Sur le 1,2 milliard d'euros qu'elle avait promis à la conférence de New York sur la reconstruction du pays (une somme équivalente au PNB d'Haïti sur 1 an), la moitié a été engagée (600 millions d'euros ). « Nous contribuons pour environ 25% de ce qui avait été promis par la communauté internationale », a précisé M. Piebalgs. Avec ces fonds, l'UE a permis d'assurer la continuité des services de base de l'État (écoles, hôpitaux, services de police, sécurité civile et secteur public), de relancer la production agricole et le fonctionnement de certaines ONG partenaires de la Commission sur le terrain. L'utilisation de l'aide européenne fait l'objet de contrôles réguliers et stricts pour que l'argent arrive à bon port. Le commissaire l'a assuré. Il a appelé l'UE à doubler son engagement pour la reconstruction d'Haïti. Si l'argent mobilisé n'a pas encore été déboursé en totalité, c'est que plusieurs contraintes s'y opposent comme la capacité d'absorption d'Haïti, la longueur des délais requis pour la mise en œuvre de certains projets comme la reconstruction des infrastructures (trois à cinq ans), mais aussi « les contraintes de sécurité », liés à l'instabilité. La période post-tremblement de terre doit être mise à profit pour reconstruire Haïti sur des bases plus solides, en organisant l'aide en fonction des priorités, souligne M. Piebalgs. L'exercice de programmation de l'UE est en cours pour boucler ce programme: « Il faut l'accélérer, mais la condition préalable est une situation politique stable » qui fasse d'Haïti « un véritable partenaire ».

Le séisme du 12 janvier 2010 s'est inscrit dans l'histoire comme l'une des plus grandes catastrophes naturelles, mais aussi comme l'un des plus grands mouvements de solidarité internationale, a souligné Kristalina Georgieva. Et d'ajouter: « Les équipes de sauvetage de l'UE ont travaillé pour aider les survivants et poursuivront en faisant le maximum ». Les 20 millions d'euros d'aide d'urgence immédiatement mobilisés ont permis de fournir des soins, un abri, de l'eau, des écoles à 4 millions d'Haïtiens dont 500 000 personnes qui avaient quitté Port au Prince. Ensuite l'aide s'est focalisée sur la préparation à la saison de cyclones. 22 millions d'euros ont été alloués aux unités médicales pour prévenir les épidémies. L'épidémie de choléra requiert encore l'aide de l'UE qui accorde une attention toute particulière aux enfants et aux femmes. « La crise humanitaire n'est pas terminée. Pour 2011, l'aide prévue pourra atteindre jusqu'à 33 millions d'euros », avertit la commissaire. (A.N.)

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