Bruxelles, 11/01/2011 (Agence Europe) - Alors que l'Autorité palestinienne vient de lancer une vaste campagne diplomatique visant à récolter le plus de soutien possible dans le monde pour son plan de réclamer, en septembre prochain, un vote à l'Assemblée générale de l'ONU sur la reconnaissance officielle de l'État palestinien, l'UE reste attachée à la recherche d'une solution négociée pour résoudre le conflit israélo-palestinien. « Nous croyons qu'une solution négociée est la seule possible pour assurer la paix, la sécurité et la stabilité dans la région. Nos efforts sont clairement focalisés sur la recherche d'une telle solution négociée », a expliqué mardi 11 janvier une source proche de Catherine Ashton. En décembre, les ministres des Affaires étrangères de l'UE avaient déjà insisté sur la nécessité de progresser dans les négociations vers la 'solution des deux États' comme seule issue possible tout en soulignant, dans les conclusions adoptées le 13 décembre, que la reconnaissance d'un État palestinien sera envisagée « lorsque cela sera approprié » (voir EUROPE n° 10276). Dimanche 9 janvier, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riad Malki avait estimé devant la presse à Ramallah qu'une rapide reconnaissance internationale de l'État palestinien mettrait une « pression politique et légale » sur Israël pour qu'il retire ses forces des territoires d'un autre État reconnu dans les frontières de 1967 par la communauté internationale. Le Brésil, l'Argentine, la Bolivie, l'Équateur, le Nicaragua, Cuba, le Venezuela, le Costa Rica et le Chili ont déjà reconnu l'État palestinien. L'Uruguay, le Paraguay et le Pérou pourraient suivre dans les semaines qui viennent. M. Malki a indiqué que l'Autorité palestinienne s'efforçait d'obtenir la reconnaissance du Mexique et d'autres pays d'Amérique centrale et du sud. Elle entend approcher ensuite les pays d'Asie, d'Afrique et des pays de la Caraïbe. Cette vague de reconnaissances latino-américaines a alarmé Israël et suscité la désapprobation de Washington, pour qui « toute action unilatérale est contre-productive », selon le département d'État américain. Dans l'UE, ce sont évidemment les États membres qui auront à décider individuellement et souverainement s'ils veulent déjà reconnaître l'État palestinien ou pas. Selon Riad Malki, l'Espagne aurait promis de reconnaître la Palestine en septembre. (H.B.)