Bruxelles, 22/11/2010 (Agence Europe) - Selon José Manuel Barroso, le sommet UE/États-Unis qui a réuni, samedi 20 novembre à Lisbonne, les présidents du Conseil européen, de la Commission européenne et des États-Unis a été « intime, amical et ciblé ». Le président de la Commission n'a d'ailleurs pas été le seul à se féliciter de la qualité du dialogue et de l'atmosphère amicale de cette rencontre éclair (moins de deux heures) qui venait clore une succession de réunions de l'Alliance atlantique. « Les États-Unis n'ont pas de partenaire plus proche que l'UE. Les États-Unis ont besoin et veulent une Europe unie qui soit forte », a ainsi déclaré Barack Obama. Mais si le sommet UE-États-Unis a pu apparaître comme un moment de détente à ceux qui y participaient, c'est aussi parce que l'on avait choisi délibérément de ne pas parler des différends (commerce, protection des données, droits fondamentaux…) qui subsistent à l'ombre de la bonne entente affichée par Barack Obama, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso.
Dans la déclaration conjointe rendue publique à l'issue du sommet, les trois dirigeants appellent tous les négociateurs à profiter de la fenêtre d'opportunité de 2011 pour réaliser des progrès et conclure aussi vite que possible le Round de Doha. Ils invitent le Conseil économique transatlantique à examiner comment améliorer la consultation transatlantique préalable à l'adoption de normes et de règles relatives aux nouvelles technologies. Parmi les objectifs les plus couramment cités d'un tel dialogue figurent l'adoption de normes communes pour les voitures électriques. Le Conseil transatlantique de l'énergie est invité à promouvoir une plus grande coopération dans le domaine des énergies propres. Il devra faire rapport en juin 2011 sur les efforts entrepris pour accélérer les échanges d'informations et de personnels scientifiques et développer les alliances entre les principaux centres d'excellence en matière de recherche énergétique des deux côtés de l'Atlantique.
Les États-Unis et l'UE confirment les engagements pris à Copenhague et entendent promouvoir « un résultat positif » lors de la COP 16 à Cancun. Les dirigeants ont aussi demandé à l'instance de dialogue bilatérale en matière de coopération au développement d'établir un programme de travail permettant d'améliorer le partage du travail et l'efficacité de l'aide en commençant par un certain nombre de pays désignés d'un commun accord. Ce plan devrait être prêt pour novembre 2011. Les trois dirigeants ont enfin décidé d'établir un groupe de travail UE-États-Unis sur la cybersécurité et la cybercriminalité. (O.J.)