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Bulletin Quotidien Europe N° 10261
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/climat

Appel à faire de Cancún une solution à la crise économique

Bruxelles, 22/11/2010 (Agence Europe) - Un an après Copenhague et à une semaine de la conférence climatique mondiale de Cancún (COP 16, 29 novembre-10 décembre) les appels à la responsabilité politique se multiplient pour faire de cette étape cruciale un succès. D'anciens ministres et dirigeants d'organisations internationales de l'environnement s'unissent pour appeler les chefs d'État et de gouvernement et les négociateurs de la planète à permettre de réels progrès dans les négociations internationales et contribuer ainsi à résoudre la crise économique mondiale.

« Nous qui avons exercé des fonctions ministérielles sommes particulièrement bien placés pour comprendre la nécessité de trouver un équilibre entre les exigences globales auxquelles nos sociétés sont confrontées et les contraintes qui s'imposent aux gouvernements en place, tout particulièrement en période de crise économique. Nous pensons qu'en prenant les deux en compte les gouvernements doivent d'urgence s'engager résolument et définitivement dans la voie d'une économie verte, assurant le développement des pays du Sud sur un modèle énergétique à faible intensité de carbone, et la réduction constante, programmée et massive des émissions de gaz à effet de serre des pays du Nord grâce à un modèle de reconversion énergétique et industrielle », déclarent les signataires de l'appel, membres de l'Association AFM-ILE, convaincus qu' « il ne peut pas y avoir de croissance économique soutenable sans politiques environnementales soutenables ».

Partant, ils appellent les gouvernements à augmenter systématiquement de 10% les engagements volontaires souscrits à Copenhague pour la réduction des émissions. Les pays du Nord qui se sont engagés à financer à hauteur de 100 milliards de dollars par an l'adaptation et l'atténuation des pays du Sud à l'horizon 2020 sont en outre invités à « tenir leurs engagements sous la forme d'une taxe à instaurer sur les transactions financières, directement affectée à cet objectif, en sus de l'aide au développement ».

Les gouvernements sont aussi appelés à apporter leur soutien aux groupes d'experts sur le climat « afin de mettre un terme aux entreprises de déstabilisation du GIEC destinées à empêcher l'humanité d'agir ».

Ont signé cet appel Ahmed Alami (Maroc), Charles Goerens (Luxembourg), Satu Hassi (Finlande), Dang Huu (Vietnam), Corine Lepage (France), Serge Lepeltier (France), Sergio Marchi (Canada), Juan Mayr (Colombie), John Gummer (Royaume-Uni), Alfonso Pecoraro Scanio (Italie), Sirpa Pietikäinen (Finlande), Klaus Töpfer (Allemagne).

Un petit pas UE/États-Unis - Au lendemain de cet appel du 19 novembre, l'UE et les États-Unis se sont engagés, à l'issue de leur sommet bilatéral à « promouvoir un résultat positif » à Cancún (voir autre nouvelle). Les deux parties entendent par là des progrès sur tous les éléments clés de l'Accord de Copenhague: atténuation, transparence, financement, adaptation, technologies et forêts. « Nous continuerons à coopérer étroitement dans toutes les forums adéquats, en particulier dans le cadre de la Convention des Nations unies et du Forum des Économies majeures pour garantir que l'accord global et complet en vue duquel nous travaillons contiendra des engagements de réduction d'émissions robustes et transparents de la part de toutes les économies majeures », ont-ils assuré. L'engagement vaut pour la COP 17, l'an prochain en Afrique du Sud. (A.N.)

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