Bruxelles, 04/11/2010 (Agence Europe) - Le président par intérim du Kosovo, Jakup Krasniqi, a appelé mercredi l'UE, la Suisse et les États-Unis à surveiller le déroulement des élections législatives anticipées du 12 décembre dans son pays. Dans une lettre à Catherine Ashton, M. Krasniqi estime que la présence d'observateurs européens lors du scrutin enverrait un « message fort aux politiques et aux citoyens » et renforcerait la crédibilité et la fiabilité des élections. Le 2 novembre, le parlement kosovar a été dissous suite au vote d'une motion de censure contre le gouvernement du Premier ministre Hashim Thaci. M. Krasniqi avait alors annoncé des législatives anticipées le 12 décembre.
Rôle pour la Turquie ? Entre-temps, la Turquie, candidate à l'adhésion à l'UE, s'est dite disposée à faciliter les prochaines discussions entre le Kosovo et la Serbie arrangées avec l'aide de l'UE (résolution commune votée le 10 septembre à l'Assemblé générale de l'ONU, Ndlr). « Nous sommes prêts. Au moment même où l'invitation arrivera, nous serons prêts » à intervenir pour faciliter le dialogue entre Belgrade et Pristina, a dit le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan le 3 novembre dans la capitale kosovare. « La Turquie est prête a s'acquitter des obligations qui découlent du processus à venir et qui est lié à la stabilité dans la région des Balkans », a ajouté M. Erdogan. La Turquie a été l'un des premiers pays à avoir reconnu le Kosovo. Jusqu'à présent, le nouvel État a été reconnu par 71 pays dont 22 des 27 pays membres de l'UE. (H.B.)