Bruxelles, 04/11/2010 (Agence Europe) - Le rôle des autorités régionales et locales dans la nouvelle gouvernance européenne et les solutions qu'elles peuvent apporter aux défis européens et mondiaux étaient au centre des travaux de la conférence organisée par le Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE) les 28 et 29 octobre à Bordeaux sur le thème « Bordeaux 2010: prenons le temps de la réflexion » (EUROPE n° 10234).
Louis Le Pensec, président de la section française du CCRE et ancien ministre, a mis en exergue l'importance, pour les élus locaux et régionaux de proximité, d'« aller à la rencontre des citoyens et de leur redire combien l'Europe est nécessaire et qu'elle se doit de trouver en son sein l'énergie pour préserver un modèle de société alliant le progrès, la solidarité et l'efficacité démocratique ».
Face à une Europe « au bord de la catastrophe », Enrique Baron Crespo, ancien président du Parlement européen et président de la Fondation européenne pour la société de l'information, a affirmé: « Le traité de Lisbonne nous offre des possibilités de renforcer la solidarité d'un point de vue économique et nous devons parvenir à une décision politique qui exprime cette solidarité. En effet, avec l'aide du Traité de Lisbonne, nous devons réaffirmer notre identité ainsi que celle de notre modèle social ».
« Concentrer nos efforts sur la stratégie UE 2020 n'est pas simplement une question de cohérence dans l'action de l'UE ; cela revient également à adopter une approche économique pertinente », a commenté Johannes Hahn, commissaire à la Politique régionale. Et d'ajouter: « En vue du débat imminent sur le budget européen, nous devons nous assurer que les dépenses soient plus efficaces, que la valeur ajoutée européenne soit renforcée et que la mise en œuvre soit simplifiée ». Pour le commissaire Hahn, « la taille du budget de la politique de cohésion dépendra in fine de notre capacité collective à convaincre les gouvernements nationaux et les critiques que cette politique est toujours en phase avec les défis actuels ».
Patricio Fiorilli, porte-parole du commissaire au Budget Janusz Lewandowski, a estimé que « les collectivités territoriales ne devraient pas demander ce que la Commission peut faire pour elles mais plutôt ce qu'elles peuvent faire pour que la Commission puisse les aider ».
La députée européenne socialiste française Françoise Castex a constaté qu'« aujourd'hui nous avons 27 États membres qui 'want their money back' mais l'UE est mal partie si on continue comme ça. Le PE veut poser de manière urgente la question des ressources propres de l'UE, le budget n'étant pas à la hauteur des besoins ». (G.B.)