Bruxelles, 14/06/2010 (Agence Europe) - Les députés du groupe ADLE veulent que la révision de la politique européenne sur les nanosciences prenne en compte les risques inhérents à la santé et à l'environnement. Telle est l'une des principales conclusions du séminaire sur les « Perspectives et risques de la Nano Technologie », organisé, mercredi 9 juin, par le groupe ADLE, au Parlement européen. « Les nanotechnologies constituent un potentiel extraordinaire pour le progrès technique et pour notre avenir, car elles pourraient jouer un rôle clé dans l'amélioration de la qualité de notre vie. Mais nous avons aussi besoin d'évaluer les risques pour la santé humaine et l'environnement », a déclaré Cristian Busoi (ADLE, roumain), à l'issue du séminaire qui a réuni quelque 150 participants. « Ces risques doivent être pris en compte dans la révision de la législation sur les nanotechnologies, qui devrait trouver le juste équilibre entre l'exigence de sécurité et la nécessité d'améliorer les performances des produits que nous utilisons », a-t-il ajouté. Son collègue allemand, Jürgen Creutzmann, a rappelé que les nanomatériaux sont déjà utilisés avec succès dans la plupart des catégories de produits de consommation, que ce soit dans le textile, les écrans solaires ou la nourriture. « La sécurité des nanomatériaux est une priorité absolue et doit être assurée par des évaluations approfondies. Je ne voudrais pas accepter un transfert de responsabilité des fabricants ou des importateurs vers la surveillance du marché », a-t-il souligné, précisant que tous les produits qui entrent sur le marché intérieur doivent être évalués en fonction des dernières découvertes scientifiques. « C'est la seule manière de gagner la confiance des consommateurs dans les nanotechnologies et de contrer les arguments de crainte avancés par ses critiques. Dans cette perspective, une directive serait la bienvenue, si elle donne une sécurité juridique à l'industrie », a-t-il dit. (B.C.)