Bruxelles, 14/06/2010 (Agence Europe) - L'Union européenne devrait être en mesure de présenter une feuille de route en vue de la libéralisation des visas avec l'Ukraine à l'occasion du Sommet UE/Ukraine qui aura lieu à l'automne prochain. « Nous espérons que cela pourra être entériné à l'automne afin de trouver une solution définitive pour le régime sans visas », a déclaré, mercredi 9 juin, Oleksandr Lavrynovych, le ministre ukrainien de la Justice, lors d'une réunion organisée dans le cadre du dialogue politique sur la Justice et les Affaires intérieures. En revanche, le ministre n'a pas avancé de date précise quant à la possible suppression des visas pour son pays. « Je suis convaincu qu'on pourra mettre en œuvre ce plan d'action au plus vite » en vue de la suppression des visas, a-t-il souligné. Lors de la réunion, le ministre s'est engagé à approfondir la lutte contre la corruption, la traite des personnes et le trafic de stupéfiants, ainsi que le contrôle aux frontières, une série d'étapes qui faciliteront l'élimination de l'exigence de visas aux citoyens ukrainiens. Le secrétaire d'État espagnol chargé de la Sécurité, Antonio Camacho, a mis en avant le fait que la bonne gestion des frontières afin d'éviter l'immigration illégale est l'un des « grands défis communs », et a apprécié les progrès qu'a réalisés l'Ukraine sur des questions comme l'homologation de la documentation et des passeports biométriques avec l'UE. La lutte contre la corruption est une autre des conditions nécessaires afin d'atteindre un plus grand rapprochement social, politique et économique, a poursuivi M. Camacho, qui a également félicité l'Ukraine pour les nouveautés introduites en matière de lutte contre le crime organisé. De son côté, le secrétaire d'État espagnol à la Justice, Juan Carlos Campo, a souligné le besoin pour l'Ukraine de parvenir à un « État de droit consolidé » avec un pouvoir judiciaire « indépendant ». Le directeur général de la DG Justice, Sécurité et Libertés de la Commission européenne, Jonathan Faull, a insisté sur le fait que, du côté communautaire, il y a un souhait de faciliter la liberté de mouvements, mais à condition qu'une gestion appropriée des frontières soit garantie par les deux parties. « Il reste des efforts à faire, mais la volonté est là », a-t-il indiqué. (B.C.)