Bruxelles, 02/06/2010 (Agence Europe) - Le REMDH (Réseau euroméditerranéen des droits de l'Homme), dont une délégation a séjourné du 24 au 26 mai à Rabat, a souligné la « nécessité, pour le Maroc, premier partenaire de l'UE dans la région, de négocier un statut avancé, de jouer un rôle moteur au niveau régional en adoptant des réformes relatives aux droits de l'Homme à la hauteur des ambitions affichées ». Le REMDH se félicite certes des « progrès démocratiques enregistrés » par ce pays « depuis une décennie ». Mais il « regrette l'absence de clarté et de calendrier sur les projets de réformes majeures annoncées depuis plusieurs mois ».
Dans ce contexte, le réseau euroméditerranéen tient à « souligner son inquiétude sur des atteintes à l'exercice des libertés fondamentales, comme l'illustrent les difficultés d'enregistrement de certaines associations et les violations de la liberté d'expression ». Il « encourage » les autorités marocaines à « concrétiser les réformes indispensables pour entériner l'État de droit au Maroc ». En vue des négociations du prochain plan d'action Maroc-UE, le REMDH, en partenariat avec ses organisations membres au Maroc, à savoir l'Association Démocratique des Femmes du Maroc (ADFM), l'Association Marocaine des Droits Humains (AMDH), l'Organisation Marocaine des Droits Humains (OMDH) et l'Espace Associatif, a formulé des « recommandations thématiques » sur les réformes démocratiques et les libertés fondamentales, la justice, les droits des femmes et l'égalité des sexes, les droits des migrants et des réfugiés et les droits économiques, sociaux et culturels. Des rencontres ont eu lieu avec des membres du gouvernement, du parlement, d'associations de défense des droits ainsi qu'avec l'ambassadeur de l'UE à Rabat. (F.B.)