Bruxelles, 02/06/2010 (Agence Europe) - Pour son premier voyage hors de l'Union européenne, Máire Geoghegan-Quinn, la commissaire à la Recherche, l'Innovation et la Science, s'est rendue aux États-Unis, du 27 mai au 1er juin. Elle y a rencontré des membres de l'administration et du Congrès américains dont John P. Holdren, le principal conseiller du président Barack Obama en matière de science, le secrétaire au Commerce Gary Locke, le secrétaire à l'Énergie Steven Chu et Bart Gordon, le président de la Commission Science et Technologie de la chambre basse du Congrès. Elle s'est également adressée à l'European-American Business Council et à l'Institut européen.
Máire Geoghegan-Quinn a voulu profiter du voyage pour s'informer sur la «culture de l'innovation » américaine afin de s'en inspirer pour la future stratégie européenne en matière d'innovation et de technologie.
La commissaire a rappelé l'importance des relations entre l'Europe et les États-Unis, son premier partenaire en matière de recherche et d'innovation « en termes de nombre d'investissements mutuels en recherche et développement, de circulation des chercheurs et des scientifiques, de nombre de projets en coopération et de nombre de brevets et de publications co-signés ».
En tant que toute première commissaire à l'innovation, Mme Geoghegan-Quinn a souhaité montrer que l'Union européenne évolue dans le domaine de la recherche et de l'innovation et qu'elle est un partenaire important pour les États-Unis. « La recherche et l'innovation sont en tête de l'agenda européen. L'Europe est « ouverte aux affaires » et l'agenda de la compétitivité avec EUROPE 2020 devrait contribuer à l'investissement transatlantique et à de nouvelles opportunités commerciales dans les deux directions ». Elle souhaite coordonner les activités d'innovation grâce à un Partenariat d'innovation transatlantique et mettre en place un apprentissage mutuel des politiques européennes et américaines.
La commissaire a rappelé que les défis actuels que sont le changement climatique, la sécurité alimentaire, la sécurité énergétique, la santé et le vieillissement de la population, se retrouvent à la fois dans les politiques européenne et américaine, avec la nouvelle stratégie de Barack Obama. « L'Union et les États-Unis sont face à des défis économiques similaires. Nous devons nous montrer ingénieux pour redevenir compétitifs sur le marché. La recherche et l'innovation sont des composantes cruciales dans nos développements économiques respectifs. Avec les défis actuels, les arguments pour la collaboration dans la recherche et l'innovation n'ont jamais été meilleurs ». Ainsi, pour elle, les États-Unis et l'UE doivent travailler encore davantage en commun, notamment avec un dialogue sur l'innovation transatlantique, des infrastructures de recherche et la recherche sur l'énergie. « Si nous voulons continuer à prospérer, nous devons aller plus loin. Nous devons poursuivre une coopération politique et réglementaire qui assure une intégration plus poussée de nos économies. Cela permettrait de développer la croissance et la création d'emplois, tout en supportant les objectifs stratégiques de la société », a précisé Mme Geoghegan-Quinn.
Cependant, malgré l'importance de la collaboration, la commissaire a tenu à préciser que les deux puissances restent concurrentes. « La compétition est importante pour le dynamisme et la créativité de nos économies. C'est naturel, bon pour la santé et cela fait la promotion de l'excellence ». (C-C.G)