Strasbourg, 20/05/2010 (Agence Europe) - Au lendemain du Sommet UE/Amérique latine et Caraïbes le 19 mai à Madrid, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen est monté au créneau pour dénoncer, par la voix de Catherine Grèze, les accords de libre-échange (ALE) conclus entre l'UE et, d'une part, l'Amérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panamá) et, d'autre part, la Colombie et le Pérou. « Les États membres de l'UE n'ont pas honte de créer un tel fossé entre les discours et les réalités. Malgré le non respect du droit de la Communauté Andine, en dépit de la déstructuration annoncée de plusieurs secteurs économiques, malgré le scandale des services secrets colombiens, malgré la disparition annoncée de dizaines de peuples indigènes, un ALE a été signé avec le Pérou et la Colombie. Sans parler du trouble autour de l'accord avec l'Amérique centrale, dont les pays membres s'étaient pourtant offusqués des demandes trop exigeantes de l'UE dans le secteur laitier la semaine dernière », souligne la députée française dans un communiqué, avons de conclure: « Nous ne pouvons nous satisfaire d'une UE qui continue dans la vieille logique d'accords de libre-échange ayant pour seul rôle d'aspirer les surproductions européennes sans la moindre considération pour les conséquences économiques, la souveraineté alimentaire et les droits de l'Homme dans ces régions ». (E.H.)