Bruxelles, 20/10/2009 (Agence Europe) - S'exprimant devant le Conseil général de l'OMC, mardi 20 octobre à Genève, Pascal Lamy a prévenu que le round de Doha ne pourrait être conclu en 2010, échéance convenue entre les principales économies de la planète en juillet lors du G8 de L'Aquila et en septembre lors de la réunion ministérielle à New Delhi, « sans une sérieuse accélération du rythme des négociations ». « Il faut que des négociations réelles émergent, et non pas seulement des consultations et discussions informelles, mais de véritables échanges entre les membres », a insisté le directeur général de l'OMC, saluant néanmoins des progrès au niveau technique, mais insuffisants. M. Lamy a aussi estimé que la 7ème conférence ministérielle de l'OMC, programmée du 30 novembre au 2 décembre à Genève, serait une « plate-forme importante » pour les négociateurs, dont la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, pour adresser un signal fort de leur engagement à conclure le round, précisant qu'elle n'est pas destinée à négocier mais qu'elle doit permettre de faire le point sur les avancées. Selon le président du Conseil général, l'ambassadeur du Chili à l'OMC, Mario Matus, le round de Doha est l'un des deux points de l'agenda de la réunion, avec l'examen des contributions de l'OMC à la reprise, à la croissance et au développement économiques. En outre, selon M. Matus, les ministres du Commerce devraient adopter plusieurs rapports, réclamés par les pays membres lors de la conférence de Hong-Kong en décembre 2005, liés à des thèmes comme le coton, les petites économies, les violations des règles de l'OMC et le commerce électronique. (E.H.)