Bruxelles, 21/10/2009 (Agence Europe) - Concluant, suite à une enquête lancée le 14 octobre 2008, à la violation par le Sri Lanka de ses engagements en matière de droits de l'Homme dans le cadre du système de préférences généralisées de l'UE « SPG+ », la Commission européenne menace de suspendre temporairement l'accès préférentiel de ce pays au marché communautaire. L'enquête approfondie note en effet de « sérieux manquements » au respect de trois conventions de l'ONU sur les droits de l'Homme - le pacte international relatif aux droits civils et politiques (ICCPR), la convention contre la torture (CAT) et la convention sur les droits de l'enfant (CRC), dont la mise en œuvre par les autorités sri lankaises est insuffisante, aux yeux de la Commission. « Il y a de sérieux manquements en matière de droits de l'Homme au Sri Lanka, et le pays viole ses engagements au regard du programme d'avantage commercial « SPG+ ». Nous allons maintenant consulter les États membres afin de préparer une proposition pour suspendre temporairement ces bénéfices commerciaux supplémentaires », précise, dans un communiqué, le porte-parole de la commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton, assurant toutefois de la détermination de la Commission à poursuivre son dialogue avec Sri Jayawardenapura sur les problèmes substantiels en matière de droits de l'Homme identifiés dans le rapport et les mesures que les autorités sri lankaises peuvent prendre pour y répondre. « Ces mesures devront être suffisamment fortes, rapides et vérifiables », conclut Lutz Güllner, le porte-parole. Le « SPG » garantit un accès préférentiel au marché communautaire pour les pays en développement. Sa variante, le « SPG+ », offre des réductions de tarifs douaniers supplémentaires à 15 pays en développement, dont le Sri Lanka, engagés dans le développement durable et la bonne gouvernance, y compris les droits de l'Homme et les normes du travail, et qui ont ratifié et mettent en œuvre 27 conventions internationales dans ces domaines. (E.H.)