- Maroc: Grâce aux réformes entreprises depuis les années 1990, le Maroc a su attirer d'importants flux d'IDE, annonce l'OCDE dans un rapport étudiant les investissements dans le pays. Il s'est imposé en effet, en 2005, comme le premier pays hôte d'IDE pour la région du Maghreb et quatrième en Afrique avec un flux brut de 2,9 milliards de dollars. Compte tenu du potentiel d'investissements dont dispose le pays, les experts de la Cnuced préconisent la modernisation du cadre réglementaire et la création d'une agence de promotion de l'investissement, et soulignent combien il est important d'attirer les investissements dans la recherche et le développement (R&D). Les atouts du Maroc sont intéressants: position stratégique, une certaine stabilité macroéconomique, disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée ainsi qu'une bonne intégration dans l'économie mondiale. En outre, l'adoption d'une charte de l'investissement et d'un programme de privatisation de l'économie marocaine, engagé dès 1989, ont eu une incidence positive sur le cadre général des affaires. Comme pour les autres pays du Maghreb, l'Europe reste la première source d'IDE au Maroc. La part de ses investissements pour les années 1997 à 2004 s'élève à 90%. Les principaux pays source d'investissement sont la France avec une part de 42%, suivie de l'Espagne, de la Suisse et du Portugal. Il convient toutefois de relativiser ces chiffres, étant donné que les sociétés françaises et espagnoles ont participé de manière active dans les opérations de privatisation engagées par l'Etat marocain. Les principaux investissements se sont concentrés dans le service des services (en particulier les télécommunications). En ce qui concerne les investissements espagnols, ils ont été réalisés surtout dans le secteur industriel (industrie du tabac et télécommunications) et le secteur touristique (d'après les données statistiques de la CNUCED pour la période 1997-2004). (CNUCED: « L'examen de la politique d'investissement du Maroc »).