Bruxelles, 17/09/2007 (Agence Europe) - S'exprimant, lundi 17 septembre à New-York, devant le Conseil des Affaires étrangères de l'ONU, Peter Mandelson a réaffirmé l'importance, en termes de gains économiques globaux, de conclure les négociations commerciales multilatérales du round de Doha qui achoppent toujours sur le volet agricole. « Les négociations de Doha ont accompli davantage de progrès que ce que l'on peut croire. Alors que beaucoup prétendent que les discussions ont échoué, elles ont, en réalité, progressé et nous sommes à deux doigts d'un accord sur les questions clés », a souligné le commissaire au Commerce. « Une percée est à portée de main », a-t-il poursuivi, exhortant l'ensemble des pays membres à regarder au-delà des simples gains ou pertes immédiats, pour chacun d'entre eux, qui seraient consécutifs à la conclusion d'un accord. M. Mandelson a notamment insisté sur l'impact positif que pourrait avoir un accord sur le système économique et commercial mondial, en particulier « en cette période de turbulence sur les marchés financiers » qui a rendu plus opaques les perspectives économiques globales. « Finalement, Doha, c'est quoi ? Nos pourparlers se concentrent sur quelques tonnes d'importations de volaille ici (dans l'UE, NDLR), quelques milliards de subventions agricoles là (aux Etats-Unis, NDLR), ou la moitié d'un point de réduction des droits de douane frappant les importations d'automobiles ailleurs (dans les pays émergents, NDLR) », a souligné M. Mandelson, avant de poursuivre: « Mais chacune de ces concessions a son importance dans la restauration de la confiance économique et dans le renforcement des règles qui régissent le commerce mondial ». « Un succès des négociations de Doha rendrait irréversible la plus grande ouverture des marchés. Doha est un engrenage à sens unique dans la machine économique mondiale qui l'empêche de régresser », a-t-il conclu. (eh)