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Bulletin Quotidien Europe N° 9503
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/euromed

« pourquoi pas une Union de la Méditerranée si elle procède d'une logique radicalement différente » du processus de Barcelone, estime Béatrice Patrie (PSE)

Bruxelles, 17/09/2007 (Agence Europe) - Béatrice Patrie, socialiste française, présidente de la délégation du Parlement européen pour la coopération avec le Mashraq et membre de l'APEM (Assemblée Parlementaire EuroMed), apporte un soutien actif au projet d'Union méditerranéenne (UM) lancé par le président français Nicolas Sarkozy. Pour elle, le processus de Barcelone présente un « bilan (...) noir » et elle se demande, contrairement à son groupe politique et à d'autres familles politiques du Parlement européen, dont le PPE, si l'idée n'est pas bonne à creuser: « pourquoi pas une Union de la Méditerranée si elle procède d'une logique radicalement différente ? ». Il faudrait, écrit-elle, dans un texte repris sur son site, ne plus « ressasser à l'envi le discours complaisant sur les bonnes intentions de l'Europe en Méditerranée, et prendre toutes les précautions oratoires du monde pour dire que le partenariat euro-méditerranéen n'a pas rempli tous les espoirs qu'il avait fait naître ». Selon elle, les élargissements ajoutés à l'objectif - non déclaré - du processus EuroMed qui serait de « répondre aux peurs sécuritaires de l'Europe » (ce qui aurait « fortement décrédibilisé la loyauté de la relation partenariale »), ont vidé le processus de Barcelone de sa signification. « La centralité du conflit israélo-palestinien, avec l'ensemble de ses intrications géopolitiques a jeté sur le processus de Barcelone une pesante chape glaciaire ».

Pour aboutir, l'UM aura besoin de « se doter d'un objectif ambitieux, quasiment utopique, comme l'était le projet des pères de l'Europe ». Mme Patrie suggère cependant de la limiter, dans un premier temps, à un « noyau fondateur» avec lequel sera instaurée une « intégration politique plus forte que le partenariat euro- méditerranéen ». Cela couvrirait les pays riverains de la Méditerranée au nord, au sud, les pays du Maghreb, la Turquie et l'Egypte.

Au plan économique, il faut, écrit Mme Patrie, « repenser la question du développement. L'établissement d'une zone de libre-échange » en 2010 lui semble improbable. L'UM «fera bien (aussi) de se préoccuper du réinvestissement, (...) des fruits financiers de l'immigration». La création d'un organisme de type « caisse des dépôts et consignations » garantissant ces transferts serait indispensable. Elle conclut en estimant que « la France dispose de la légitimité historique pour être le moteur de cette Union nouvelle avec ses partenaires européens ». (fb)

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