Bruxelles, 24/06/2009 (Agence Europe) - Restrictions chinoises à l'exportation de matières premières (voir autre nouvelle), mesures exceptionnelles via la mobilisation des ressources de l'État pour soutenir à l'exportation plusieurs secteurs (acier, automobile, ICT, textiles, métaux non ferreux, équipements industriels et machines, électronique, pétrochimie) par le biais de prêts à taux zéro, de réductions fiscales mais aussi de clauses de préférence nationale dans le cadre de marchés publics… De plus en plus explicitement, la Chine favorise son industrie au détriment des concurrents étrangers. Beijing a récemment prié les autorités locales chinoises de donner la priorité aux entreprises nationales dans la mise en œuvre du massif plan de relance chinois, les fournisseurs étrangers ne devant être sollicités que s'il n'existe pas de possibilité de trouver un fournisseur chinois équivalent. Nous l'avons vu la semaine dernière, le plan de relance chinois est dans le viseur de la Commission européenne (EUROPE n° 9925). Mais pas seulement. Dans un entretien au quotidien allemand Frankfurter Allgemeine Zeitung du 23 juin, le ministre allemand de l'Économie, Karl-Theodor zu Guttenberg, exprime sa « grande inquiétude » face aux tendances protectionnistes de la Chine. (E.H.)