Prague, 24/06/2009 (Agence Europe) - Avec plus de 450 experts de la recherche nucléaire réunis à Prague pour participer à la conférence sur la recherche nucléaire (FISA), cette 7e édition a battu un record d'affluence. Organisée tous les deux ou trois ans à l'initiative de la Commission européenne, la conférence qui vient de se tenir dans la capitale tchèque du 22 au 24 juin, est considérée comme une sorte de salon professionnel permettant aux principaux acteurs européens de se rencontrer. Les institutions font ainsi le point avec les entreprises et les industriels du secteur nucléaire tandis que de nombreux universitaires et chercheurs participent également aux discussions.
C'est aussi l'occasion pour la Commission européenne de rencontrer un certain nombre d'acteurs du secteur qui se partageront les 50 millions d'euros qu'elle alloue chaque année pour financer une quinzaine de projets dans les domaines de la recherche et du développement, de la radioprotection, de la sûreté nucléaire ou de la gestion des déchets radioactifs. Pour être soutenu, un projet doit réunir au moins trois pays de l'UE, d'où la nécessité d'ententes entre les représentations nationales.
Selon Simon Webster, chef de « l'unité Fission » au sein de la Direction générale de la recherche de la Commission européenne, le message à faire passer se rapportait aux deux objectifs prioritaires: « Réduire de 20% l'émission de gaz carbonique à l'horizon 2020 par rapport à ce qu'il était en 1990, puis de 60 à 80% en 2050 ». Afin de parvenir à rassembler les entrepreneurs sur ces objectifs, la Commission entend privilégier, selon Simon Webster, les projets permettant « la prolongation de la vie des réacteurs nucléaires actuels qui datent de 1970 et avaient une espérance de vie de 40 ans, la mise en place d'ici 2012, des réacteurs de 3e génération, mais aussi, et surtout, parce que c'est un domaine de recherche moins rentable pour les entreprises à court terme, les travaux de recherche permettant la mise en place de réacteurs de 4e génération à l'horizon 2040 ». Selon les experts, ces réacteurs de 4e génération devraient permettre de produire « entre 60 et 100 fois plus d'énergie pour une même quantité d'uranium ». (P.B.)