Bruxelles, 09/09/2009 (Agence Europe) - Dans une déclaration conjointe publiée samedi 6 juin, les associations européennes des usagers, expéditeurs, transitaires et opérateurs indépendants du rail ont appelé le Conseil et la Commission européenne à accélérer la libéralisation du secteur ferroviaire du fret, surtout maintenant au moment de la crise. Appelant à une action immédiate de la part de la Commission, les associations assurent qu'elles ne s'opposeront à la concurrence ni au sein du secteur ni avec d'autres modes de transport, à condition qu'il leur soit garanti un véritable marché unique du transport de marchandises tant pour le secteur du transport ferroviaire que pour d'autres modes de transport.
S'adressant aux ministres européens des Transports, qui se réunissent jeudi 11 juin à Luxembourg, les représentants de huit associations européennes du secteur du fret ferroviaire appellent les ministres et la Commission à adopter le projet de règlement sur le réseau ferroviaire européen pour un fret compétitif qui, d'après eux, obligerait les États membres à coordonner leurs services transfrontaliers de transport de marchandises. Ils demandent aussi à la Commission de lancer, au cours du mois de juin, des procédures d'infraction à l'encontre des États membres qui, à ce stade, n'ont pas mis en œuvre le premier paquet ferroviaire et appellent la Commission à publier, avant septembre, une proposition de refonte de ce paquet. « Ces mesures (qui, selon les associations, peuvent être mises en œuvre maintenant) permettront le développement d'un marché unique du fret ferroviaire, ce qui apportera des avantages économiques et environnementaux aux États membres », peut-on lire dans la déclaration signée par la CER (Cargo Rail Europe), CLECAT (Association européenne pour les services de transit, transport, logistique et usagers), ERFA (Association européenne du fret ferroviaire), UIP (Union internationale des wagons privés), F&L (Forum des dirigeants de logistique et du fret européen), IBS et New Opera. Les membres de ces associations « souhaitent tous accroître l'utilisation du rail de manière à pouvoir obtenir ou fournir des services efficaces, performants et fiables ». Ils affirment être en mesure « d'entrer en compétition entre eux et avec d'autres modes de transport » mais, pour le faire, « ont tous besoin d'un marché unique pour le fret » dans le secteur ferroviaire ainsi que pour d'autres modes de transport. « À présent, les compagnies (privées de fret ferroviaire) attendent pour investir à cause du manque de confiance dans les politiques européennes et nationales » en matière de transport de marchandises. « L'action de l'UE va accroître l'investissement du secteur privé », estiment les associations en demandant des mesures qui pourraient assurer: - un accès équitable et constant aux voies et aux terminaux, aux embranchements et aux domaines réservés (dit « last mile ») ; - la fiabilité des services de l'ensemble de la chaîne du transport, y compris des trains, des opérations de chargement et de déchargement et de la distribution ; - la réduction des problèmes techniques et légaux aux frontières et une priorité « raisonnable » pour certains biens transportés. (A.By.).