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Bulletin Quotidien Europe N° 9917
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INFORMATIONS GÉNÉRALES / (eu) ue/Énergie

Ankara n'a pas renoncé à pomper 15% du gaz de Nabucco

Bruxelles, 09/06/2009 (Agence Europe) - Conclu sur une fausse note, avec le refus de signer la déclaration finale du sommet de Prague de la part de trois pays partenaires et fournisseurs clés de l'UE en Asie centrale, l'Ouzbékistan, le Kazakhstan et le Turkménistan, le sommet sur le Corridor Sud, le 8 mai dernier, avait accouché d'un engagement formel de l'UE et des pays fournisseurs ou de transit (Azerbaïdjan, Égypte, Géorgie et Turquie) sur les conditions nécessaires à la réussite du projet de gazoduc Nabucco. Il avait en outre permis d'officialiser de réels progrès sur la question du transit par la Turquie du gaz destiné à Nabucco, avec en vue un accord possible avec Ankara d'ici fin juin (EUROPE n° 9898). Dans un entretien au Guardian au lendemain du sommet de Prague, le commissaire à l'Énergie avait fait part de l'engagement de la Turquie à abandonner sa requête de prélever, à des fins de consommation domestique comme de revente, 15% du gaz transitant par le futur gazoduc Nabucco, une exigence contraire aux règles de concurrence de l'UE. Reste que, réagissant à l'annonce par le chef du projet Nabucco, Reinhard Mitschek, du renoncement turc, le ministre turc de l'Énergie, Taner Yildiz, a démenti l'information jeudi 4 juin. « Nous n'avons pas abandonné notre demande de prélever 15% du gaz que transportera Nabucco. C'est encore en discussion », a-t-il assuré. « Les négociations vont se poursuivre et nous ne ferons aucun commentaire tant qu'elles ne seront pas conclues », a commenté le porte-parole de M. Piebalgs, Ferran Tarradellas. Du côté de la Présidence tchèque, le Premier ministre Jan Fischer ne s'est pas montré confiant sur le fait qu'un accord sur le transit par la Turquie du gaz de la région Caspienne puisse être conclu avant fin juin. « Nous savons tous combien cette question est complexe. Maintenant, l'optimisme qui prévoyait un accord fin juin est remis en question. Si cela n'est pas signé avant fin juin, le monde ne va pas s'écrouler, il est nécessaire de continuer (à négocier) patiemment », a-t-il réagi dans un entretien à Reuters. (E.H.)

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