Bruxelles, 09/06/2009 (Agence Europe) - Au cours de la conférence de presse finale du Conseil Social, le commissaire à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Égalité des chances, Vladimir Spidla, s'est félicité, lundi 8 juin, du soutien apporté par les Vingt-sept à la communication de la Commission préparatoire au Conseil européen des 18 et 19 juin, intitulée « Engagement partagé pour l'emploi ». Les ministres ont discuté durant trois heures de cette communication, a noté le commissaire. « Ce plan de relance sociale propose certaines mesures financières dans le cadre du Fonds social européen (FSE) », a rappelé Vladimir Spidla en indiquant que « certains États membres se sont demandé si un financement à hauteur de 100% des projets sur le FSE en 2009 et 2010 pour lutter contre la crise, sans nécessité de cofinancement par les ressources nationales, était une bonne chance ». Pour Vladimir Spidla, il faut respecter le principe de solidarité lorsque l'on se trouve dans des circonstances exceptionnelles. Ce qui est le cas actuellement. « Le fait que certains petits États membres disposent d'un cofinancement qui ne leur permet pas d'avoir recours au FSE n'est pas acceptable », a affirmé M. Spidla. « En temps de crise, la Commission estime qu'il faut faire preuve de pragmatisme et de rationalisme », a-t-il ajouté. D'autres craintes ont été soulevées au cours de cette discussion, comme le fait que cette communication risque de perturber l'équilibre entre les États membres inscrits dans les perspectives financières. « C'est faux. Et nous sommes prêts à en discuter. Les États membres ne sont pas obligés d'utiliser 100% dans le Fonds. Cela signifie que les ressources seront utilisées autrement. Cela ne veut pas dire qu'il y aura d'autres financements. Ces mesures sont des mesures de solidarité, destinées à venir aux États membres en difficulté, comme c'est le cas actuellement pour les États baltes », a expliqué M. Spidla.
En ce qui concerne la libre circulation des travailleurs dans le cadre de l'élargissement de l'UE en 2004, le commissaire Spidla a constaté que l'Allemagne et l'Autriche ont maintenu certaines restrictions à l'entrée sur leur marché du travail. Le Royaume-Uni a conservé certaines méthodes d'enregistrement. Ces mesures peuvent être conservées jusqu'en 2011, a rappelé M.Spidla en assurant que la Commission « suivra de près l'évolution de la situation ». Selon les traités, un État membre peut restreindre l'accès à son marché du travail si celui-ci est menacé. « L'Allemagne et l'Autriche ont utilisé l'argument de la crise en se référant aux traités. L'argument de ces deux pays est réaliste. Les pays qui ont décidé d'ouvrir leur marché de l'emploi en période de crise ont fait une évaluation de la situation de leur marché de l'emploi avant de prendre une décision. C'est ce qu'ont fait l'Allemagne et l'Autriche en respectant les dispositions des traités », a commenté le commissaire Spidla. En ce qui concerne le règlement n°883/2004 portant sur la coordination des systèmes de sécurité sociale, le Conseil n'est malheureusement pas parvenu à un accord politique et il reviendra à la Présidence suédoise de poursuivre le débat.
La directive sur l'aménagement du temps de travail était au centre des discussions lors du lunch. Pour le commissaire Spidla, « ce dossier a connu une certaine évolution. La situation actuelle n'est pas bonne mais nous sommes disposés à en discuter. La question reste ouverte », a conclu Vladimir Spidla. (G. B.)