Bruxelles, 12/05/2009 (Agence Europe) - Dans un entretien avec DPA publié le 12 mai, le président du PSE estime que les socialistes et les verts partagent des ambitions communes en matière d'emploi et de protection du climat. Poul Nyrup Rassmussen, qui reproche au président de la Commission sa gestion de la crise actuelle qui va entraîner « un désastre », avec 27 millions de chômeurs l'an prochain, affirme que les sociaux-démocrates ne pourront pas voter pour un conservateur à la tête de la future Commission.
Pour les verts, Daniel Cohn-Bendit s'est aussitôt réjoui des propos du chef de file des sociaux-démocrates européens. « Après la crise financière et économique, l'Europe a besoin d'une rupture forte avec le passé et doit s'embarquer sur un "Green New Deal", combinant l'emploi durable, le combat contre le réchauffement climatique ainsi que la justice sociale. Une telle politique sera mise en place plus aisément avec une alliance Rouge-Verte. Ceci signifie également, comme M. Rasmussen l'a dit lui-même, qu'une réélection de M. Barroso à la tête de la Commission n'est pas possible ». Et d'ajouter: « M. Barroso est responsable d'avoir promu les politiques néolibérales qui ont mené l'Europe à la pire crise économique et financière depuis les années 30. Proposer Barroso reviendrait à enfermer le loup dans la bergerie ». « L'alliance "Rouges-Verts" est l'alternative crédible à la grande coalition qui paralyse l'Europe. Malheureusement, cette seule alliance " Rouge-Verte" ne suffira évidemment pas à assurer les besoins de changement dont l'Europe a besoin. Le grand défi après les élections sera de savoir comment aider le noyau rouge-vert à obtenir une majorité au Parlement européen . Cette majorité contre Barroso déterminera également le choix du nouveau président du Parlement européen », affirme encore Daniel Cohn-Bendit. (O.J.)