Bruxelles, 08/05/2009 (Agence Europe) - Selon des sources diplomatiques citées par Reuters, une majorité des États membres devait donner son aval, lors d'une réunion du Comité 133 vendredi 8 mai, à la signature d'un accord bilatéral de libre-échange (ALE) entre l'UE et la Corée du Sud, lors du sommet bilatéral du 23 mai à Séoul. Et ce, en dépit des réticences persistantes de grands États membres, comme l'Allemagne, l'Italie et la France, à une plus grande libéralisation des échanges bilatéraux, en particulier dans le domaine automobile. « Il va y avoir d'âpres discussions vendredi, mais avant tout je pense que la Commission devrait obtenir un feu vert diplomatique qui lui permettra d'essayer d'initier un accord lors du sommet UE/Corée du Sud le 23 mai », assure la source citée. Une rencontre entre la commissaire au Commerce Catherine Ashton et son homologue sud-coréen Kim Jong-hoon devrait alors être organisée pour débloquer la situation avant le sommet de Séoul. Reste que le débat dépasse le cadre du Conseil. Selon un document interne à la Commission, deux réunions des chefs de cabinet des commissaires, fin avril et début mai, ont montré que les questions sensibles pendantes entre Européens et Sud-Coréens, le remboursement des droits de douane (duty drawback) et les règles d'origine, suscitent la préoccupation au Collège, celle de Laszlo Kovacs (Fiscalité) notamment, qui demande un débat plus politique à la Commission. Notons aussi que dans un courrier adressé le 7 mai au président Barroso, 14 organisations professionnelles européennes du secteur de la culture et de l'audiovisuel, réunies sous la bannière de la Coalition pour la diversité culturelle, réclament la déconnexion des discussions sur le protocole relatif à la coopération culturelle des négociations pour l'ALE, en vertu de la convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, qui promeut l'autonomie des discussions dans ces domaines. « Il est essentiel de sauvegarder l'autonomie des discussions sur la culture et l'audiovisuel afin de les protéger contre la pression d'autres secteurs économiques dont l'intérêt pourrait être de conclure un accord rapidement. Le protocole devrait au moins ne contenir aucune mesure dont l'impact n'a pas été évalué, en particulier quand de telles mesures constituent un traitement préférentiel pour un pays possédant une industrie culturelle et audiovisuelle bien développée », souligne la coalition. (E.H.)