Bruxelles, 08/05/2009 (Agence Europe) - Les ministres européens de la Compétitivité étaient réunis de manière informelle à Prague, mardi 5 mai, pour réfléchir à l'avenir du marché intérieur. Le marché unique représente « une des chevilles ouvrières » de l'Union européenne et aidera les États membres à sortir de la crise économique qui nous afflige, a déclaré le ministre tchèque l'Industrie et du Commerce, Martin Øíman. Il a souligné l'importance de transposer d'ici fin 2009 la directive « services », en assurant que la République tchèque bouclerait son processus législatif national en « septembre ou octobre au plus tard ». Et de considérer la situation actuelle comme « une forte impulsion en faveur de la poursuite de la déréglementation du marché intérieur grâce à laquelle la productivité des entreprises européennes pourrait augmenter de jusqu'à 10% dans la décennie à venir ». Le commissaire chargé de l'entreprise, Günter Verheugen, a rappelé l'adoption du paquet législatif sur la libre circulation des marchandises. Ce paquet introduit le principe de reconnaissance mutuelle selon lequel un produit légalement mis sur le marché dans un État membre peut-être distribué librement dans l'UE (EUROPE n° 9607 et n° 9601).
Sur la question de la réduction de la charge administrative pesant sur les entreprises européennes, M. Øíman a estimé que « les efforts (avaient) commencé à porter leurs fruits » en vue d'atteindre l'objectif de 25% de charges administratives en moins d'ici à 2012 que partagent les États membres et les institutions européennes. « 24 pays dont la République tchèque » ont répondu favorablement à la demande de la Commission de poursuivre les travaux dans ce domaine, a-t-il ajouté. La Présidence suédoise du deuxième semestre 2009 a communiqué son intention de faire avancer le dossier. M. Verheugen a indiqué que la Commission présenterait dans les mois à venir toutes les propositions restantes visant à atteindre l'objectif d'une réduction de 25% du fardeau administratif. Nous allons fixer des objectifs « plus ambitieux », a-t-il promis. Il a chiffré à 30 milliards d'euros les économies potentielles réalisables si les propositions législatives déjà sur la table étaient appliquées en l'état dans tous les États membres. La Présidence tchèque avait invité un représentant de la multinationale américaine Microsoft pour discuter de compétitivité européenne. (M.B.)