Malmö, 24/04/2009 (Agence Europe) - La période de financement 2007-2013 de la politique de cohésion de l'Union européenne arrive bientôt à échéance, suscitant un débat important sur le futur de cette politique. David Sweet, conseiller politique du directeur général de la DG Politique régionale de la Commission européenne, a déclaré, devant les 24èmes États généraux du Conseil des communes et régions d'Europe (CCRE) (EUROPE n° 9888), que la politique de cohésion devrait s'appliquer à toutes les régions de l'UE car il reste des zones de pauvreté dans tous les États membres. Il s'est également déclaré opposé à la distinction entre les zones rurales et urbaines.
Il faudrait « une approche intégrée, transversale et horizontale » entre l'Europe, les territoires et les citoyens européens, a dit Louis Le Pensec, vice-président du CCRE et président de l'Association française du CCRE. Il existe trois exigences en ce qui concerne la politique de cohésion: (1) la cohésion des territoires dans un contexte de développement durable, sans domination ou hiérarchisation administrative ou culturelle ; (2) la sauvegarde et la promotion des services publics avec un accès pour tous ; (3) qu'aucun citoyen n'ait le sentiment de non-Europe quel que soit son lieu de résidence. « Les élus locaux sont les acteurs essentiels dans la gouvernance de la politique de cohésion » parce qu'ils sont l'échelon de base et les plus proches des citoyens, a estimé le vice-président du CCRE. Les zones rurales et urbaines deviennent de plus en plus entrelacées, ce qui a suscité la création du mot « rurbanisation » en France. M. Le Pensec voudrait que la compétitivité économique ne soit pas le seul critère d'accession aux fonds communautaires.
Une distinction entre l'urbain et le rural « n'est pas toujours pratique pour trouver des solutions efficaces », souligne Paul Bevan, secrétaire général d'Eurocities. Il préférerait que la politique de cohésion se base sur des « zones fonctionnelles » définies par des frontières économiques plutôt qu'administratives. Dans le contexte actuel, il faudrait une « approche intégrée locale qui passe par la gouvernance à multiples niveaux ». (E.M.)