Bruxelles, 02/04/2009 (Agence Europe) - Le président du Mouvement pour la France et actuel eurodéputé Philippe de Villiers (Indépendance et Démocratie), ainsi que le président de Chasse pêche nature et traditions, Frédéric Nihous, ont présenté, mardi 31 mars, leurs têtes de liste aux élections européennes du 7 juin, qui mèneront campagne dans les 8 circonscriptions électorales françaises sous la bannière de Libertas. Ce nouveau mouvement eurosceptique, qui s'était vu retirer le statut de parti politique européen, est dirigé par Declan Ganley, leader du "non" irlandais au Traité de Lisbonne.
Les deux dirigeants français seront têtes de liste respectivement dans l'Ouest et dans le Nord-Ouest. L'ex-député UMP Jérôme Rivière conduira la liste en Ile-de-France, le secrétaire général du MPF, Patrick Louis (lui aussi député européen sortant, membre du groupe Indépendance et Démocratie), celle du Sud-Est, et le secrétaire général de CPNT, Eddie Puyjalon, celle du Sud-Ouest. Le directeur de l'Observatoire de l'Europe, Christophe Beaudouin, sera tête de liste dans l'Est, l'avocate Véronique Goncalvès dans le Centre, et la directrice de La Gazette des Caraïbes, Erika Kuttner-Perreau, en outre-mer.
« Ces huit personnes sont des ambassadeurs exceptionnels de la démocratie, de la responsabilité et de la transparence. Ils travailleront dur afin d'être sûrs que le peuple français, et non l'élite bruxelloise, prenne les décisions qui affectent leurs vies », s'est réjoui Declan Ganley.
Pour le lancement de la campagne Libertas en France, les huit candidats se sont retrouvés devant une banderole proclamant « Non à la délocalisation », accrochée sur les grilles d'une usine d'équipement automobile. L'occasion pour les deux leaders de stigmatiser une Europe trop dispendieuse selon eux: « L'Europe qui jette l'argent du contribuable par la fenêtre, on n'en veut plus », a affirmé Frédéric Nihous. « 85 millions en 2009 ont été pris dans la poche du contribuable français pour financer l'adhésion de la Turquie » à l'UE, a rajouté quant à lui Philippe de Villiers. Ce dernier en a également profité pour fronder José Manuel Barroso sur sa rémunération de « 300 000 euros par an », soit « plus que tous les chefs d'État européens » et « plus que le président des États-Unis ». (Y.P.)