Hluboka nad Vltavou, 30/03/2009 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont confirmé la perspective européenne des Balkans occidentaux, tout en rappelant l'importance des conditions nécessaires à l'élargissement. Il s'agit bien sûr du respect des critères de Copenhague, de la mise en œuvre des réformes économiques et politiques, mais pour certains aussi de l'entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Sans traité, les choses seraient en effet plus compliquées, ont souligné plusieurs ministres (certains estiment aussi que la crise ne facilite pas les choses). Surtout les réformes qui restent à faire sont encore nombreuses dans tous les pays des Balkans, ont-ils constaté, à l'issue de la seconde journée du Gymnich. « Nous sommes parvenus à nous mettre d'accord qu'en dépit de la crise économique et financière, nous ne ralentirons pas l'intégration des Balkans occidentaux (…) mais il y a des conditions strictes à satisfaire par ces pays », a pour sa part affirmé Karel Schwarzenberg samedi 28 mars. « La plupart du travail doit être fait par les gouvernements et les parlements de ces pays », a-t-il ajouté devant le presse. Dans un communiqué diffusé après la réunion, la Présidence tchèque rappelle que le processus de stabilisation et d'association demeure la structure générale en vue de l'adhésion des pays de la région. La coopération régionale (en termes d'énergie, de transport, de commerce, de lutte contre la corruption et la criminalité organisée, de retour des réfugiés ou de contrôle aux frontières) et le renforcement des contacts entre citoyens (par le biais d'un régime libre de visas) restent des éléments clés du processus, insiste le document. « Il est important que les ministres des Affaires étrangères aient réaffirmé la perspective européenne » des pays des Balkans, a apprécié Olli Rehn pour qui il est essentiel de « poursuivre notre politique de stabilisation » dans la région. Cela passe par des « résultats tangibles » en matière de libéralisation des visas pour lesquels la Commission fera des propositions plus détaillées « dans le courant du printemps », a ajouté le commissaire à l'Élargissement. Selon lui, il ne faut « pas faire de l'élargissement le bouc émissaire de certains maux dont il n'est pas responsable ». L'élargissement ne faisait pas partie de la discussion au moment du référendum en Irlande et « je ne peux pas imaginer que l'élargissement puisse être blâmé pour la crise économique. Ne reprochons pas aux travailleurs croates les erreurs du capitalisme financier qui ont émergé à Wall Street ». (A.B.)