Hluboka nad Vltavou, 30/03/2009 (Agence Europe) - Les ministres des Affaire étrangères de l'UE ont rappelé aux prochains gouvernements israélien et palestinien l'attachement des Vingt-sept à une solution à deux États. « Nous soutenons la solution de deux États », a souligné Karel Schwarzenberg à la presse, vendredi 27 mars. « Les deux parties seront obligées d'honorer les engagements pris par le passé », a répété le chef de la diplomatie tchèque, en estimant que si ce n'était pas le cas, « nos relations deviendraient une question très difficiles pour nous ». Les ministres devraient alors « discuter des conclusions à en tirer » lors d'une prochaine rencontre, a-t-il confirmé en réponse aux journalistes à l'issue du Gymnich. Le ministre tchèque s'est félicité de l'engagement de la nouvelle administration américaine sur le conflit israélo-palestinien et de la bonne volonté affichée par la Syrie. « La Syrie a entrepris quelques mesures positives » (comme l'envoi d'un ambassadeur au Liban), a jugé M. Schwarzenberg, qui attend « d'autres progrès ». Des avancées qui pourraient déboucher sur un réchauffement des relations entre l'UE et Damas, laissent entendre des diplomates. L'entrée en vigueur de l'accord d'association UE-Syrie serait un « pas en avant », estime le ministre tchèque, alors que le texte conclu en 2004 (et actualisé depuis) n'a toujours pas été signé. Selon le ministre italien Franco Frattini, « il y a une large majorité de pays qui soutiennent l'idée de faire des progrès avec la Syrie ». « Je pense que ce serait vraiment bien si nous parvenions dans quelques mois à une décision du Conseil d'adopter cet accord d'association », a pour sa part espéré Mme Ferrero-Waldner. (A.B.)