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Bulletin Quotidien Europe N° 9861
JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/gÉorgie

L'ambassadeur Haber estime logique de proroger la mission d'observation de l'UE en Géorgie

Bruxelles, 13/03/2009 (Agence Europe) - Sans vouloir présumer de la décision finale que prendront les Vingt-sept, le chef de la mission de l'UE en Géorgie EUMM, l'ambassadeur Hansjörg Haber, a constaté, jeudi 12 mars à Bruxelles, que la mission d'observation de l'UE a de fortes chances d'être prorogée. Cette décision apparaît d'autant plus probable que la mission des observateurs de l'OSCE risque de ne pas être renouvelée lors de son expiration fin juin. La mission de l'ONU en Géorgie (MONUG), qui expire le 15 juin, pourrait connaître le même sort.

D'un coût annuel de 35 millions d'euros, la mission de l'UE déployée après le conflit russo-géorgien d'août compte 340 personnes dont 209 observateurs répartis entre Tbilissi et quatre bureaux régionaux (Mtskheta, Gori, Khashuri et Zugdidi) et son mandat court jusqu'en septembre prochain. Elle pourrait être prorogée de six mois ou d'un an, a dit l'ambassadeur en expliquant que « les deux options sont sur la table ». Elle serait d'autant plus nécessaire à l'avenir qu'elle serait alors « la seule mission internationale sur le terrain », a souligné le diplomate allemand. Si à l'origine « avoir la seule mission sur le terrain n'était pas une option séduisante » pour les Européens, il semble aujourd'hui acquis « qu'il y a besoin de stabilisation sous forme d'une présence internationale sur le terrain et donc qu'on ne pourrait pas se retirer ou réduire la mission », a expliqué Hansjörg Haber.

M. Haber a jugé globalement « bonne » la coopération des autorités géorgiennes avec la mission, mais « difficile » celle avec les Russes et « très difficile » celle avec les entités séparatistes abkhazes et sud-ossètes, reconnues par la Russie mais pas par l'UE. Avec la Russie, qui maintient des troupes sur le territoire des deux républiques séparatistes, en dépit de l'engagement pris dans l'accord en six points, il semble, selon l'ambassadeur, qu'il y ait un manque de coordination entre le ministère des Affaires étrangères et les militaires. La Russie explique aujourd'hui sa présence sur ces deux territoires par le fait qu'elle a reconnu leur indépendance, mais elle ne l'avait pas encore fait au moment de la signature de l'accord, dont le point 5 prévoit le redéploiement des forces russes. Si l'UE n'a pas obtenu la possibilité de travailler en Abkhazie et en Ossétie du sud mêmes, la mission « n'a pas renoncé » et continuera à « frapper à la porte », a-t-il assuré. Ce que les deux entités n'acceptent pas c'est que « nous travaillons dans le cadre de la politique de non-reconnaissance de l'UE, ce qui les rend très agressives envers nous », a-t-il expliqué.

Cette agressivité empêche l'application de l'accord annoncé le 18 février, dans le cadre des négociations russo-géorgiennes de Genève, sur la prévention des incidents dans la région. L'accord prévoit que des « visites conjointes agréées » soient organisées en cas d'incident, dans le cadre desquelles les observateurs pourraient se rendre dans les régions séparatistes. Mais « c'est cet élément qui est le plus contesté » par les deux entités, selon M. Haber, qui a précisé que les seuls contacts avec les représentants des deux entités sont ceux qui ont lieu dans le cadre des négociations de Genève, interrompues à l'heure actuelle sans qu'aucune date ne soit fixée pour une reprise des pourparlers.

Le chef de la mission EUMM a eu, mercredi 11 mars, un échange de vues avec les représentants des États membres au sein du Comité politique et de sécurité. (O.J.)

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