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Bulletin Quotidien Europe N° 9861
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JOURNÉE POLITIQUE / (eu) ue/bÉlarus

Les Vingt-sept sont divisés sur les sanctions

Bruxelles, 13/03/2009 (Agence Europe) - Les ministres des Affaires étrangères seront appelés, lundi lors du Conseil « Relations extérieures », à décider s'ils veulent maintenir le gel des sanctions européennes contre le Bélarus (décidée en octobre dernier) où si, au contraire, les « mesures restrictives » suspendues devraient être réintroduites, voire même renforcées. La question est politiquement importante car elle déterminera aussi si Minsk pourra participer au « Partenariat oriental », cette nouvelle politique qui vise à renforcer la politique européenne de voisinage (PEV) vis-à-vis des pays voisins de l'Est et qui sera officiellement lancée lors d'un sommet le 7 mai à Prague. Le 13 octobre 2008, le Conseil avait suspendu, pour une période initiale de six mois, l'interdiction de séjour sur le territoire de l'UE des principaux dirigeants du Bélarus, y compris son président Alexandre Loukachenko (le gel des avoirs, par contre, avait été maintenu, voir EUROPE n°9760). Le Conseil avait alors convenu de réévaluer la situation en avril 2009 avec plusieurs options à la clé: maintien du status quo, assouplissement supplémentaire (en cas d'évolution favorable en matière de démocratisation et de respect des droits de l'Homme) ou remise en place de toutes les sanctions.

À la veille du Conseil, les 27 s'accordent à dire que le régime Loukachenko a fait ces dernier temps certains progrès en matière d'ouverture démocratique mais les avis divergent toujours sur la question de savoir si ces améliorations sont suffisantes pour assouplir les sanctions ou permettre au pays de rejoindre la politique de voisinage et le Partenariat oriental. Au COREPER de vendredi, le Royaume-Uni (partiellement soutenu, mais de façon très nuancée, par les Pays-Bas et la Belgique) a confirmé qu'il souhaite le rétablissement des sanctions telles qu'elles existaient avant le 13 octobre 2008. Ces pays sont aussi contre l'inclusion immédiate du pays dans le Partenariat oriental. Le COREPER en discutera une nouvelle fois lundi matin, avant le Conseil. La question devra sans doute être tranchée par les ministres. (H.B.)

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